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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Lit. I. i 3#t à volonté, ce qui étoit fort utile pour la réduction desligures géométriques et nombre d’autres opérations. L’instru-ment auquel nous donnons aujourd'hui le nom de compas deproportion , paroît être de l’invention de Galilée, qui en donqaun traité en 1607 , sous le titre de Opcraziorù del compasségeometrico t) militare. Ce fut le sujet d’une vive querelle entrelui et un certain Balthasar Capra, Napolitain, qui a voit étéson disciple et qui s’en attribuoit l’invention , dans un traitéqu’il publia sur ce même sujet, et la même année , en latin ,sous le titre de Ba/t/iasaris Capræ , usas & fabrica cirer ni' pro-portionnai. { Patavii , 1607,01-4.) On peut voir les pièces decette querelle , dans le troisième volume des œuvres de Galilée.Au reste, cette invention ne méritoit pas que Galilée la re-vendiquât avec autant de chaleur qu’il le fit. Ce n’est pas ungrand effort de gén-e que d’avoir eu l’idée de transporter surdeux règles de cuivre mobiles angulairement, diverses échellesdéparties égales, de polygones, de solides etc. Galilée étoitsi riche , qu’il pouvoit abandonner cette bagatelle à Capra. Ilest vrai qu’il n’avoit pas encore inventé le télescope , vu le»taches du soleil, les satellites de Jupiter, etc. On voit par ceque nous venons de dire, que nous ne pensons pas comme M.de Voltaire , qui, au commencement de son siècle de LouisXIV, met le compas de proportion au nombre des grandes dé-couvertes auxquelles les François n’ont eu aucune part. Il aprobablement entendu parler du compas de variation, c’est-à-dire , de la boussole.

Nous terminons cet article , en faisant connoître un livreassez obscur , dont l’objet étoit d’abréger les calculs arithmé-tiques , et ,qui n’auroit pas été inutile, sans l’invention deslogarithmes. Ce sont les Tabnlae aritàmeticae prostaphere-seos universales, quarum subsidio numerus quilibet ex mul-tiplicatione producendus per solam additionem , & quotus-quilibet ex divisione eliciendusper solam substractionem , etc.nullo negotio invenitur. Ex musacoi. G. Ilervart ab Hehen-burg , prœsidis provinc. Schwab , ( Monachii 1610, in-f.Allant. )

Cet ouvrage, qui est un énorme in-folio de 1000 pages , pré-senteen effet une table , dans laquelle se trouvent inscrits , dansun certain ordre tons les nombres , depuis 1 jusqu’à 1000 , ver-ticalement et horizontalement, et les produits de deux quel-conques de cette double période. C’est proprement l'abaquepythagorique, prolongé jusqu’à mille, et ensuite coupé enpages inscrites les unes après les autres. Ainsi deux nombres ,qui ne surpassent pas 1000 , étant donnés à multiplier , ontrouve le produit tout écrit dans la table. Mais fauteur ne