7 o HISTOIRE
temps limité pour se faire même ses instrumens ; c’est à-lire,se former les méthodes propres à résoudre la question. Il n’estpas surprenant qu’avec peut être autant de génie et de savoirque le premier, il y échoue. Après cette observation , nousreprenons le fil de notre histoire.
Le commencement de 1659 étant arrivé, Pascal se disposaà mettre au jour ses solutions. Il les publia peu après dansun écrit sous le titre de lettres de A. Dettonville à M. deCarcavi ; on y trouve d’abord une méthode pour les centresde gravité de toutes sortes de grandeurs ; elle est suivie d’untraité intitulé : des Trilignes rectangles et de leurs onglets ,qui est une introduction générale à la dimension des solidesde circonvolution. Il y examine ce qu’il faut connoître dansune ligure curviligne quelconque, pour avoir la mesure dessolides produits par sa circonvolution, soit autour de sa base,soit autour de son axe, leurs centres de gravité et ceux desdemi solides avec les surfaces de ces solides et demi-solides ,et leurs centres de gravité. Dans les traités suivans qui portentpour titres : des Sinics du quart de cercLe et des arcs decercle , des solides circulaires, Pascal s’occupe à détermi-ner dans la ligure circulaire, les différentes choses qu’il afait voir être nécessaires pour la solution des problèmes ci-dessus.Enfin, dans la dernière partie intitulé : Traité général de taRoulette ou Problèmes touchant la Roulette proposés publi-quement , et résolus par A. Dettonville, après avoir observéque l’ordonnée de la cycloïde se résoud en deux parties, l’unequi est le sinus ou ordonnée du cercle générateur, l’autrel’arc correspondant, il résume toutes les choses, et montrequ’il a donné dans les traités précédons, tout ce qu’il fautpour la solution de ses diiférens problèmes. Nous regrettonsde ne pouvoir développer davantage le procédé de M. Pascal;il nous suffit d’observer qu’on y voit éclater un génie , telque tout géomètre regrettera que d’autres occupations , malgréleur importance , ayent empêché Pascal de suivre uniquementla carrière de la physique , et surtout celle de la géométrie.Quels pas n’y eût-il pas fait , si un sentiment, peut-êtreexagéré , sur la vanité de toutes les sciences autres que cellesde la religion et de la morale chrétienne, ne l’eut entraînéhors de cette carrière , et engagé dans les querelles célèbresqui régnoient cette époque ; querelles dans lesquelles il s’estfait un nom immortel par ses fameuses lettres , où règne leraisonnement le plus solide, assaisonné de la plus fine plai-santerie , et qu’on lit encore avec plaisir, malgré le peu d’intérêtqu’inspire aujourd’hui le sujet.
La solution que Pascal donne de ses problèmes , est suivie ds