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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liy. II.

I I.

On a exposé dans un des livres précédens les diverses in-ventions dont le célèbre Viète enrichit lanalyse ; on y a vules méthodes quil imagina pour la résolution des équations dutroisième degré , la construction ingénieuse quil en donna parle moyen des deux moyennes proportionnelles , ou de la tri-section de l'angle , la décomposition des équations du quatrièmedegré par le moyen de celles du troisième , la formation despuissances, le commencement enfin de lanalyse des Equationssi vivement revendiquée à Ilarriot par Wallis. Tel étoit létatde lanalyse au commencement du dix-septième siècle , etelle resta assez long temps. La plupart de ceux qui la cultivèrentse bornèrent presque à léclaircir , ou à énoncer en dautrestermes ce que Viète avoit enseigné. Nous distinguerons cepen-dant parmi ces analystes , Guillaume Ougthred , dont on aquelques ouvrages estimables dans ce genre , et qui ont étépendant assez de temps regardes comme classiques dans lesuniversités angloises. il développa davantage lapplication delanalyse aux problèmes géométriques , la construction des équa-tions , la formation des puissances, les formules pour les sectionsangulaires, < 5 cc. Mais la plupart de ces choses ne passent guèresce quon pourroit nommer lanalyse élémentaire , ou ce quontenoit déjà de Viète. Cest pourquoi il seroit inutile de nous yarrêter davantage. Nous remarquerons seulement quOugthred, en i 5 y 3 , mourut en 1660 dun transport de joie , en ap-prenant la résolution prise par le parlement , de rappelerCharles II. Outre sa ( lavis geometnca , on a de lui diversouvrages publiés en divers temps , et qui rassemblés [tour laplupart , ont été imprimés sous le titre dOpuscula en 1667 ,et réimprimés plusieurs fois.

Cest à Harriot (pie lanalyse doit les premiers progrès quellefit au delà de ceux que Viète lui avoit procurés le siècle pré-cédent. On lui est redevable de l'importante découverte de lanature et de la formation des équations , découverte ébauchéepar Viète , et quil développa avec beaucoup de sagacité. Lou-vrage dans lequel il lexpose est intitulé : Artis analyticaepraxis,et parut à Londres en i 63 i , dix ans après la mort de son auteur.Il entre dans notre plan de donner le précis de ce quil contientde plus reniaiquable , après avoir dit quelques mots sur cethomme vraiment recommandable dans lHistoire des mathé-matiques.

Thomas Harriot naquit à Oxford en i 56 o. Après y avoir prisle grade de maître ès arts en , il accompagna le fameux£ome II. O