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Tome second.
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16 2 HISTOIRE

construction des équations , et quon a cités plus haut , ainsi

que dans celui dont on va parler.

En effet, cest ici le lieu convenable de laire ccnnoître lireinvention utile pour la construction des lieux géométriques dusecond ordre. Descartes, à la vérité , a donne pour cela uneformule extrêmement générale, mais qui a ses embai ras , soitpar les opérations préliminaires quelle exige , soit par ia'tten-tion quil faut faire à la variété des signes. M. Craig me paroîtavoir facilité cette partie essentielle de la construction dtséquations par des formules nouvelles , quil publia en i6p4 (0*Ces formules ne sont autre chose que léquation de chacunedes sections coniques , la plus compliquée qu'elle puisse être.Pour y parvenir, il suppose lorigine des abscisses à un pointcomine O, éloigné ( fig. 64) du sommet et de laxe, dunequantité indéterminée , qui peut être positive on négative , etil prend les abscisses sur une ligne O P inclinée à une parallèleà laxe dune quantité aussi indéterminée. 11 est facile de voirque ce cas renferme tous les autres possibles ; car suivant queles quantités OQ, Q S , et la raison de O T à O V s'anéanti-ront ou deviendront négatives , le point Ü tombera sur lesommet ou de lautre cote de laxe , ou au-dedans de la courbe jlangle de-O P avec laxe deviendra nul ou en sens contraire,ce qui contient toutes les combinaisons imaginables. Une équa-tion quelconque étant ensuite proposée , on la compare termeà terme avec la formule générale , et la comparaison des cnef-ficicns donne la position de lorigine des abscisses et de laxe.Cette méthode a paru à M. le marquis de lHôpital avoir lesavantages que nous lui attribuons ; cest pourquoi il l'a adoptéedans son Traité des lieux géométriques. Nous pouvons aussiindiquer à nos lecteurs, curieux de sen instruire plus à fond,le Cours de mathématiques de M. Wolf, ils la trouverontexposée avec beaucoup de netteté et dq précision.

M. Ilennan a aussi donné dans les anciens Mémoires dePétersbourg , an 1707, une méthode quà tout prendre nouspréférerions à toute autre, dautant quon na pas besoin davoirdevant les yeux une formule générale , comme celle de Ciaig,et que quelques considérations légères, faciles à siuqnirnerdans lesprit, suffisent pour trouver , à laspect dune équationindéterminée du second ordre , les dimensions et la positionde la courbe quelle représente. Mais on sent ai.-,émeut quececi ne peut entrer dans cet endroit de notre ouvrage ; cestpourquoi nous renvoyons le lecteur aux Mémoires cités.

Nous ne devons pas omettre ici certaines observations

( 1 ) De jtg. curvil. tjuadraturis et tacts geometrieis. Lond. 16^4 > ln ' 4 °.