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montra ensuite que les projections faites par la même forcesous des angles également distans de 4^° , ont des étendueségales , de sorte que le jet qui atteint le plus loin qu’il se peut,est celui qui se l'ait sous l’angle de /\S° , vérité déjà remarquéepar Tartalea , et ceux qui pratiquoient l’artillerie , mais dontils ne pou voient assigner aucune bonne raison. On a montrédans la suite que l’étendue horizontale du jet est proportionnelleau sinus droit , et la hauteur au sinus verse du double del’angle du jet avec l’horizon. Galilée dressa enlin des tables oùl’on trouve les portées respectives qui répondent à chaque angle ,et les hauteurs auxquelles parvient le projectile, la force étantsupposée la même ; ainsi faisant une expérience à quelle dis-tance une charge donnée pousse un boulet de pesanteur donnéesous un certain angle , on a aussitôt par une simple analogieles portées correspondantes aux autres angles d’inclinaisons.Comme Galilée s’étoit borné à déterminer l'étendue horizontaledes jets , Toricelli alla dans la suite plus loin , et il déterminacette étendue prise sur des lignes inclinées à l’horizon. U trouvaaussi sur ce sujet une proposition extrêmement curieuse , quenous rapporterons en parlant de ce disciple célèbre de Galilée.Quelques savans ont depuis encore étendu et développé davan-tage cette théorie ; nous les faisons connoîue dans la notesuivante ( 1 ).
Il y a une troisième branche de la théorie des mouvemensaccélérés , qui n’est pas moins importante que la précédente ;c’est celle du mouvement des pendules qui nous servent aujour-d’hui si heureusement à mesurer le temps avec précision. Nousen devons encore la première idée à Galilée ( 2 ). Doué dès saplus tendre jeunesse de l’esprit d’observation , il avoit dès-lorsobservé leur isochronisme , c’est-à-dire, que le même pendulefaisoit ses vibrations grandes et petites dans le même temps.11 avoit aussi déjà remarqué que deux pendules inégaux mis enmouvementfaisoient dans un même temps des nombres devibrations, qui sont réciproquement comme les racines quarréesde leurs longueurs ; et il avoit appliqué cette vérité à mesurerla hauteur des voûtes d’églises , en comparant le nombre desvibrations des lampes qui y sont suspendues avec celles quefaisoit dans le même temps un pendule d’une longueur connue.
(1) Voyez le livre de M. Blondel ,intitulé l 'Art de jetter les bombes ( 1683,i n ~ 4 °• ) 1 les Mémoire, de l’académiedes sciences, des années 1700 et 1707,dans la dernière desquelles on trouveun mémoire analytique sur cette maitère,par M. Guisnée. M. de Maupertuis a
aussi donné , dans les Mémoires del’académie, de 1743, une B.û'dstiqueonatytique , où règne l’élégance quicaractétise tous ses autres ouvrages.
(2) Ibid. Dial. I. Voy. Viià di Ga~lileo , de Viviani.