Band 
Tome second.
Seite
223
JPEG-Download
 

. DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. IV. 223

sclérotique ; elle est une production de la dure mère , la plusextérieure de celles qui revêtent le cerveau. La choroïde quiest au-dessous, provient de la pie-mère ou de la seconde mem-brane dont le cerveau est enveloppé ; elles sortent du crâne ,enveloppant la partie vraiment nerveuse du nerf optique, quis’épanouissant en quelque sorte , tapisse l’intérieur de U cho-roïde , d’un tissu de filamens nerveux , mêlés avec des vaisseauxsanguins , ce qui lui donne la ressemblance d'un réseau, et lui afait donner le nom de la rétine ; c’est la troisième des membranesqui forment l’enveloppe de l’œil , et c’est dans elle que résidele sentiment de la vision. Voyez la figure 71.

Nous remarquerons cependant que deux hommes célèbres dusiècle passé , M. Pecquet et M. Mariotte , ont discuté si la rétineétoit véritablement l’organe de la vue ; M. Pecquet tenoit pourl’affirmative ; M. Mariotte étoit d’un avis contraire , et préten-doit que c’étoit la choroïde ; il seroit trop long d’examiner leursraisons. Mais malgré celles de M. Mariotte , qui sont fort ingé-nieuses , la rétine est restée en possession d’être l’organe quitransmet à l’ame l’impression de la lumière, et je n’hésite pointà regarder l’opinion contraire comme absolument insoutenable.Quel peut être l’usage d’une partie presque toute nerveuse commela rétine , si ce n’est de transmettre l’impression des objets exté-rieurs ; il ne sauroit y avoir sur cela de division entre les phy-siologistes qui savent par mille expériences décisives , que c’estuniquement dans les nerfs et les parties qui en sont les pluscomposées que réside le sentiment. On peut voir les principales‘èces de cette contestation dans le recueil des œuvres de M.

ariotte.

La partie antérieure de la sclérotique est transparente , etforme ce qu’on nomme la cornée ; celle-ci est portion d’unemoindre sphère, de sorte que l’oeil regardé de profil forme danscet endroit une petite éminence. Au-dessous de la cornée , onapperçoit un petit diaphragme, ou cercle percé dans son milieud’un trou circulaire j c’est ce qu’on nomme l’uvée ou l’iris , àcause de ses couleurs. L’uvée est formée d’un entrelassementde fibres musculeuses , les unes circulaires et concentriques , lesautres droites et disposées comme les rayons d’un cercle , parle jeu desquelles l’ouverture dont nous venons de parler se con-tracte et s’élargit. La partie postérieure de l’iris est toujours,teinte dans l’hoinme d’une mucosité noire propre à obscurcirl’intérieur de l’oeil en absorbant tous les rayons latéraux. Dans,l’endroit où l’uvée se sépare de la sclérotique , elle lui est for-tement attachée par un ligament qu’on nomme ciliaire , et quequelques opticiens physiologistes soupçonnent être un muscledont la construction ou le relâchement sert à augmenter ou à