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Tome second.
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22 5 HISTOIRE

celui de déterminer la surface réfringente qui rendra les rayonspartis d’un point, parallèles ou convergens vers um point donné.Le principal élément de cette recherche lui manquoit, aussi-bien que les secours géométriques qu’elle exige ; ainsi il n’estpas surprenant qu’il y ait totalement échoué.

I I.

S’il est quelqu’invention qui ait droit à notre admiration , c’estsans doute celle du Télescope et du Microscope : transportons-nous dans les siècles privés de ces admirables' instrumens ;qu’eussent dit les philosophes mêmes , si on leur eût annoncéqu’il viendroit un jour où , à l’aide de quelque matière trans-parente artisternent travaillée , on rapprocheroit les objets lesplus éloignés , on grossiroit les plus petits , au point de recon-noître avec distinction toutes leurs parties ; sans doute ils eussentregardé cette annonce comme une chimère. C’est cependant cequ'a vu le commencement du siècle passé , et ce dont noussommes aujourd’hui témoins tous les jours : quoi de plus propreà apprendre à l’esprit humain à ne se point trop défier de sesforces , ainsi que de celles du temps et du hasard.

11 nous paroît de la plus grande certitude que le Télescope futinconnu à l’antiquité ; s’il lui eût été connu , comment seroit-ilpossible que , dans le grand nombre d’auteurs anciens qui noussont parvenus , il n’y en eût pas un seul qui eût fait mentiond’un instrument aussi utile et aussi merveilleux. Cette raison ,toute puissante qu’elle est, n’a cependant pas empêché quelquespersonnes de revendiquer aux anciens cette connoissance : ona dit , par exemple , que Déinocrite avant dit que l’éclat dela voie-lactée étoit due à la multitude‘de petites étoiles dontelle étoit parsemée , il n’avoit pu être amené à cette idée quepar le Télescope. Donc le Télescope fut connu aux Grecs dès lanaissance de la philosophie ; je laisse au lecteur le soin d’ap-précier une pareille conséquence.

Le citoyen Dutens a pensé aussi trouver la connoissance duTélescope dans un passage de Strabon, que nous allons citer toutau long ; nous nous trompons bien, si nos lecteurs y trouventquoique ce soit qui favorise cette prétention.

C’est au commencement du troisième livre de la Géographiede Strabon qu’on lit ce passage ; il y est question de la grandeurdémesurée dont, scion Arteinidore , le soleil paroissoit à soncoucher dans les mers occidentales d’Espagne. En voici la tra-duction de Xylander , revue par Casaubon : Magnitudinemautcm solis (censetPossicloniits} uleo auctam videri sub ortum