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t>.|8 HISTOIRE
tant dans une vibration ou une pression réciproque de toutesles parties d’un fluide élastique, se transmet dans tous les sens.La lumière ne le fait pas, d’où il faut conclure que le méca-nisme de la lumière est d’une autre nature ; mais c’en est assezsur ce sujet, en quelque sorte étranger à notre plan ; c’est à laphysique à discuter cette grande question. Revenons à la ma-nière dont Descartes a expliqué la loi de la réfraction , et dontil a tenté de la démontrer.
Descartes ne fait point consister , comme Snellius , la loi deréfraction dans le rapport constant des rayons incident et rompu,prolongés jusqu’à une parallèle à l’axe de la réfraction. Il l'ex-prime ( fig. 79 ) par le rapport constant du sinus de l’angle d’in-clinaison ARD , avec celui de l’angle rompu correspondantCPtB-f- ; ainsi prenant un autre rayon incident «R , et son rayonrompu R^, il y a toujours , selon Descartes , même raison deAD à RC , que de ad à bc. Cette proportion se tire facilementde celle de Snellius ( 1 ) , mais elle lui est préférable , quoi qu’endise Vossius, ou plutôt elles ont l’une et l’autre leur usage selonles occurrences.
Nous croyons devoir observer que le langage des opticiens achangé depuis l’époque à laquelle nous sommes arrivés. Ce queles anciens appelloient angle d inclinaison , les modernes l’ontnommé angle d’incidence , et ce que les premiers nommoientangle rompu , ces derniers le nomment sans façon angle deréfraction , tandis que pour les premiers l’angle de réfractionétoit celui que f'ormeroient le rayon rompu et l’incident pro-longé. Ainsi la loi de la réfraction exprimée selon les uns parle rapport constant des sinus des angles d’inclinaison et rompu,est selon les autres un rapport constant entre les sinus desangles d incidence et de réfraction , ou les sinus des angles for-més par le rayon incident et le rayon rompu avec la perpendirculaire , au milieu réfringent passant par le point de réfraction.
Descartes n’établit point sa loi de la réfraction sur des expé-riences , quoique sans doute il en eût fait , soit pour la dé-couvrir , soit pour s’assurer de la vérité de celle de Snellius. Ilsemble avoir voulu donner à penser qu elle étoit uniquementle résultat de ses recherches sur la nature et la cause de la réflec-tion et de la réfraction.
Comme l’explication de la réflection sert, suivant Descartes ,
(i) Car dans le triangle R O B, il ya même raison de RB à RO , que dusinus de l’angle ROB , ou de son supplé-ment R O G , qui est égal à celui d’in-clinaison ARD, au sinus de R B O,gui est égal à CRB, l’angle rompu;
mais ces deux mêmes lignes RB, ROsont les sécantes des angles GRH, GRO,qui sont les complémens des angles d’in-clinaison et rompu : donc RB et ROsont réciproquement comme ces sé-cantes.
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