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latum. Christianum., et parut en 1627. Mais les astronome*n’ont point adopté ce bizarre projet , qui n’auroit servi qu’àjctter de l’embarras dans l’astronomie.
Lansberge ( Philippe ) , né à Gand en i 56 o , se faisoit un nomvers ce temps dans les Pays-Bas ; on ne peut lui refuser destalens , et il eût pu rendre de plus grands services à 1 astronomie,si au lieu d’avoir l’ambition de fonder un corps complet decette science sur ses hypothèses propres , et de déchirer, commeil fait Tycho et Kepler , il eût mieux jugé de ces hommes cé-lèbres et de leurs sentiinens astronomiques. Il publia en i 632son Uranometria , et l’année suivante ses Tahulae Verpetuae ;mais ses grandes promesses , et les pompeux panégyriques qu’onlit à la tête de ce dernier ouvrage , n’en ont pas imposé long-temps. On a bientôt apperçu que ces Tables vantées , commeperpétuelles , n’étoient rien moins que dignes de ce titre : on amême relevé des traits de mauvaise foi dans l’emploi qu'il fait desobservations pour établir ses hypothèses, et dans le récit de cellesqu’il rapporte pour les confirmer. Horoccius l’a fort maltraitédans son apologie de Kepler et de Tycho , sous le titre d 'As-tronomia KepLeriana dcfensa et prornota. 11 y montre queLansberge , par l’envie de contredire et de rabaisser ces deuxhommes célèbres , tombe lui-même dans une multitude d’absur-dités , de contradictions et d’embarras inutiles. Lansberge eutencore un vif adversaire dans un certain Phocylide Holwarda,qui ne contribua pas peu à démasquer sa charlatannerie et samauvaise foi. Un fils de Lansberge , nommé Jacques , cultivaaussi l’astronomie , et se distingua par son zèle à défendre Jesystème de Copernic contre les Dubois , Fromond et quelquesautres de ses ennemis. Ses défenses sont solides , et il y employéalternativement les armes du raisonnement et de la plaisanterie.Lansberge le père, pasteur à Goës en Zélande , mourut en i 635 jtout le monde sait que sa célébrité a fait donner son nom àun almanach dont l’Europe est inondée chaque année , et quiest un recueil des plus plates inepties. Toutes les œuvres deLansberge ont été recueillies en un volume in-fol. , et publiéesen 1660 ; malgré ce qu’on vient de dire , on y trouve de fortbonnes choses.
L’astronomie eut vers cette époque, c’est-à-dire, vers 1620,dans la personne de M. de Peiresc, un Mécène auquel nous nepouvons nous dispenser de donner ici une place. M. de Peiresc ,né en i 58 o , étoit conseiller au parlement d’Aix. Les décou-vertes de Galilée sur les taches du soleil et sur les satellites deJupiter n’eurent pas plutôt vu le jour , qu’il fit tous ses effortspour se procurer les instrumens nécessaires, afin de les vérifieret d’en être lui-même un des témoins. Ce ne fut néanmoin*