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l’examina aussi ; mais nous n’entreprendrons pas de le suivre ,vu les longueurs où cela nous entraîneroit. Les lecteurs versésdans le calcul intégral , et qui saisiront les principes exposésdans la note F de ce livre, y suppléeront facilement. Ils pourrontaussi prendre pour guide Varignon, qui a traité au long de cettehypothèse dans ses Mémoires sur la résistance des milieux , quenous avons indiqués.
Tout ce qu’on a dit jusqu’ici sur la résistance des milieux ,doit s’entendre de celle que nous avons nommée respective , etqui se règle uniquement sur la vitesse. Mais la résistance absoluesuit d’autres lois ; car suivant la notion que nous en avonsdonnée , c’est une force constamment la même qui s’oppose aumouvement du corps. Ce sont comme autant de filets douéschacun d’une force déterminée , au travers desquels le corps aà se faire jour. Il doit par conséquent perdre à chaque fois lamême quantité de force quelle que soit sa vitesse , d’où il suitnécessairement que cette sorte de résistance le réduira toujoursau repos dans un temps déterminé. Les principes que nous avonsdonnés pour le calcul général des résistances respectives danstoutes les hypothèses imaginables , peuvent servir ici. 11 n’y aqu’à prendre pour l’expression de la résistance une quantitéconstante ; on trouvera qne la courbe , dont les ordonnées ex-priment les vitesses décroissantes, sera un triangle , dont lessegmens de l’aire représenteront les espaces parcourus. Ainsi ilen sera précisément ici de même que dans le cas du mouvementuniformément retardé ; les pertes de vitesse seront comme lestemps écoulés , et dans le même temps que le corps par sonmouvement retardé auroit perdu toute sa vitesse , il auroit par-couru un espace double de celui qu’il parcourt étant empêchépar la résistance. Aussi la pesanteur n’est-elle qu’une résistancede la nature de celle que nous examinons. Il est à propos deremarquer que Leibnitz , dans son écrit sur la résistance desmilieux , après avoir donné la même notion que nous de larésistance absolue , trouve néanmoins un résultat tout opposé àcelui que nous venons de donner. Mais cela vient de ce queLeibnitz abandonne en quelque sorte cette notion, en supposant,pour analyser les effets de cette résistance, qu’elle est propor-tionnelle à l’espace parcouru ; ce qui est la même chose pourl’effet , que s’il eût supposé la résistance proportionnelle à lavitesse. Aussi, tout ce qu’il dit de celle qu’il nomme absolue ,est-il la même chose que ce que les autres ont démontré de larésistance respective en raison des vitesses ; et ce qu’il dit decelle qu’il nomme respective , convient avec ce que l’on dé-montre de celle qui est en raison des quarrés des vitesses. Maisil se trompe en tentant de construire la courbe de projection
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