DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VIII. 5 o 3sur la nature, la disposition et le mouvement des corps celestes*Phonurgia nova, &c. (Campidoniae , 1670, in-fol. ) , ouvragerelatif à l’acoustique , où il y a beaucoup de choses cuiieusessur la nature du son , sa propagation , et les instrumens quiont cet objet. Arithmologia, seu de occultis numeroruni rrvys-teriis, &c. (Rom. 1 6 ( 5 . in-i\°.) , ouvrage semi-mathématique,semi-philologique, sur les propriétés des nombres, leurs usageset leurs abus. Organum mathematicurri , ad disciplinas rnatne-maticas facili methodo addiscendas , &c. ( Norirnb. 1O70,
in- 4 0 .). Pantometrurn Kircherianum , &c. ( Herbipoh, 1660 jin- 4 0 .), espèce d’instrument universel à l’usage de la Géomé-trie-pratique. Tarijfa Kircheriana, &c., autre ouvrage destinéà l’usage de la Géométrie. Nous ne dirons qu’un mot sur sonOEdipus Ægyptiacus, où il y a beaucoup de choses sur l’an-cienne astronomie égyptienne , mais plus conjecturales qu’éta-blies sur des fondemens solides. Le 1 J . Kircher mourut en 1680;le collège romain lui dut en grande partie le plus beau cabinetde mathématique , de physique et d’antiquités qu’on eui encorevu ; car il n’étoit pas moins versé en ce dernier genre que dansles précédens. Tous ces ouvrages , attendu la profusion d’éru-dition et d’imagination qui y règne , et leurs nombreuses gra-vures , ont du prix dans la bibliographie. Mais après cet écart,peut-être un peu trop grand, de mon sujet, je vais y revenir.
Ce fil des grandes découvertes optiques , rompu depuis plu-sieurs années , lut renoué en quelque sorte par Jacques Grégori,dans son Optica promota. Ce géomètre célèbre y ouvrit effec-tivement aux opticiens une nouvelle carrière, par diverses con-sidérations dans lesquelles il entra le premier, et par diversesvues sur la perfection des instrumens optiques. 11 examina lescauses de la distinction , de la clarté et de l’augmentation res-pectives de ces instrumens , et il démontra sur ces sujets plu-sieurs propositions qui ne sont pas à la vérité d'une difficultéconsidérable , mais dont on doit cependant lui savoir gré ,puisqu’elles avoient échappé jusque-là aux opticiens.
L’endroit par lequel on connoît principalement l’ouvrage deGrégori, est la découverte du télescope à réfhsction. Mais il ya peu de personnes qui sachent , et les motifs cpji engagèrentcet auteur à tenter cette construction , et celle qu’il avoit ima-ginée, et qui est en grande partie cause de son peu de réussite.
Une des choses que Grégori examinoit dans son Optique ,etoit la forme des images des objets , produites par les miroirsou les verres. 11 remarquoit que les verres ou les miroirs sphé-riques ne peignent pas dans un même plan les images des objetsplans et perpendiculaires à l’axe du télescope , mais bue cesimages sont courbes et concaves du côté de l’objectif. Gela lui