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tons les sens , en glissant ou frottant l’nne sur ll'autre. 11 con-tinuoit ainsi à travailler ce verre jusqu’à ce qu’iL fût suffisam-ment préparé au poli, après quoi il le polissoit grossièrement,et en le combinant avec un verre d’un foyer exactement connu,et les ex[K>sant au soleil, il déterminoit la distance de son foyer.Cet essai lui faisoit connoître si son bassin étoit suffisammentcreux, ou s’il l’étoit trop ou trop peu. Dans le premier cas, iln’y avoit plus qu’à remettre le verre dans le bassin , et à l’adou-cir au point nécessaire pour être susceptible du poli parfait.Dans le second , il redressoit le bassin, ou il le creusoit davan-tage , jusqu’à ce que l’essai lui montrât que le verre avoit àpeu près les dimensions requises. Je dis à peu près ; car il estaisé de voir qu’on ne sauroit par ce moyen faire un verre d’unfoyer d’une longueur précisément donnée ; mais comme cela esttrès-peu important, ce n’est point une objection contre la mé-thode que nous venons de décrire. Au reste, le mérite de toutesces inventions a beaucoup diminué depuis la découverte du té-lescope à réflection. Un télescope de cette dernière forme , etd’un petit nombre de pieds , équivaut facilement à un incompa-rablement plus long de l’ancienne construction. Il est mêmefacile de prouver qu’un télescope à réfraction , de cent piedsde longueur , en supposant qu’il fût facile de s’en servir , éga-leroit à peine l’ell’et de certains télescopes à réflection que l’onconstruit aujourd’hui. En effet, le moindre oculaire qu’on pûtdonner à nu verre de mille pieds, en le supposant même ex-cellent, seroit au moins d’un pied de foyer. Le télescope forméde ces verres, ne grossiroit donc que mille fois en diamètre.Or l’on a des télescopes à réflection , qui n’ont pas plus dedouze pieds , et qui grossissent jusqu’à douze cens fois , avecune grande distinction. Tel étoit le fameux télescope fait pourmilord Macclesfield, par le célèbre artiste et opticien Short.
Nous ne nous arrêterons donc pas davantage sur ces tentativespour se procurer des verres de très longs foyers , et nous omet-tons même à dessein plusieurs choses que nous pourrions encoredire sur ce sujet, pour passer au microscope. Il y en a, commeon l’a déjà dit , de deux espèces , les simples et les composés.Ces derniers ne nous offrent rien de nouveau pour le moment,je dis pour le moment ; car depuis le milieu de ce siècle, il aété fait en ce genre des choses nouvelles et fort curieuses quiseront détaillées en leur lieu et place. Mais on a fait sur lespremiers quelques observations curieuses qui méritent de trouverplace ici.
Les microscopes simples sont, comme l’on sait, ceux qui sontformés d’un seul verre d’un foyer très-court, par exemple , dequelques lignes et au-dessous. Mais comme des lentilles d’un