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Tome second.
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518 HISTOIRE

la suite de quelque propriété invariable. En réfléchissant enfinplus profondément sur cette expérience, il vint à soupçonner quetoutes les parties dont ce rayon étoit composé, ne souffroientpas une égale réfraction ; ce premier pas fait, il ne lui fut pasdifficile de reconnoître quelles étoient celles qui éprouvoientla plus grande réfraction , et celles qui souffroient la moindre.H vit bientôt que la partie du rayon colorée en rouge , et quioccupoit le bas de l’image, étoit celle qui se rompoit le moins ,et que celle qui se rompoit le plus étoit la partie colorée de violet,et les autres à proportion de leur proximité de l’une ou de l’autre.Mais afin de mettre cette vérité dans un plus grand jour , il fautexaminer cette expérience avec plus de détail.

Pour cet effet, que ABC {fig. r36 ) représente un prismeà peu près équilatéral un angle en bas , et que D G soit unfaisceau de lumière dont les rayons extrêmes DF, E G , sontsensiblement parallèles. Si tous les rayons étoient égalementréfrangibles , ils se roinproient tous également en entrant dansle prisme, et ils seroient tous contenus dans l’espace que com-prennent les parallèles FI, GH. La même chose arriveroit ausortir du prisme ; ils seroient renfermés entre les lignes sensi-blement parallèles I K , HL. Mais on remarque au contraireque ces lignes sont considérablement divergentes, et formententre elles un angle de plusieurs degrés; les rayons extrêmesIIL, ik, ont donc souffert des réfractions inégales, et il estaisé de voir dans cette disposition du prisme, que c’est le rayonik, qui donne toujours le violet, qui a été le plus rompu ; etle rayon H L , qui l’a été le moins. Or comme ce phénomèneest constant, il faut que le violet, sous même incidence, souffreune plus grande réfraction que le rouge.

Voici donc ce qui arrive à un faisceau de lumière, commeD G pénétrant dans le prisme. Chaque filet dont il est com-posé, tel que D F , se partage, dès son entrée, en plusieurs,comme FI, Fi, qui sont ceux qui ont les degrés extrêmesde réfrangibilité , et une multitude d’autres de réfrangibilitéjnoycnne qui occupent l’espace intermédiaire. 11 en arrive demême à tous les autres dont le faisceau de lumière D G estcomposé ; E G , par exemple , se partage en GH, G h , ettous les autres qui ont des degrés moyens de réfrangibilité. Ilstombent dans cet état, et déjà séparés sur la seconde face duprisme ; là ceux qui sont les plus réfrangibles éprouvent de nou-veau une plus grande réfraction que ceux qui le sont le moins jce qui augmente leur divergence, et hâte la séparation. Tousles rayons qui sont le moins réfrangibles , et qui le sont éga-lement entre eux, comme IK, HL, forment une espèce debande sensiblement égale dans sa largeur j tous ceux qui le