Band 
Tome second.
Seite
530
JPEG-Download
 

53o HISTOIRE

que ce sont de petits tourbillons, dès lors sphériques et élastiques»Mais c’est là une pure hypothèse, une supposition précaire, eten faveur de laquelle aucun phénomène ne dépose. Il n’en estpas ainsi des assertions de Neuton -, il n’avance riea que plu-sieurs expériences ne lui en fournissent un motif légitime.

La réflection ne se fait donc point par le choc des particulesde la lumière contre celles des corps. C’est une vérité reconnueaujourd’hui par ceux mêmes qui rejettent le surplus du systèmeneutonien sur la réflection et la réfraction. Quelle est donc lacause qui nous renvoie la lumière ? La voici selon M. Neuton.

Pour y arriver par degrés, imaginons un rayon tombant obli-quement sur la surface d’un corps dense, et tendant à en sortirpour entrer dans un milieu plus rare qui le rompt en l’éloignantde la perpendiculaire. Il y a une certaine obliquité sous laquellela petite courbe ECI (fig. 14 °) que nous avons vu décritepar le corpuscule de lumière , sera telle que son sommet tou-chera la ligne L K , qui est le ternie jusqu’où s’étend l’action ducorps sur la lumière. Ainsi tout rayon moins oblique péné-trera dans le second milieu ; tout autre doit être réfléchi, nepouvant y pénétrer. Car dès que la courbe ECI touchera laligne L K , alors , suivant les lois de la Mécanique , le cor-puscule qui l’a décrite sera obligé d’en décrire une semblableet égalé 1 ce par l’action du corps qui l’attirera à lui; toutcomme on voit un corps projetté obliquement à l’horizon enmontant, décrire, après être parvenu au plus haut, une de-mi parabole égale et semblable à la première. Enfin tous lesautres rayons plus obliques , ou ayant moins de vitesse, dé-criront de semblables courbes , mais en pénétrant moins dansle second milieu , et même sans atteindre la surface ci-dessusL K. Car le corpuscule de lumière n’est pas plutôt arrivéune certaine proximité de cette surface , qu’il est plus attirévers le dedans que vers le dehors, et son chemin devient con-vexe vers elle, comme nous l’avons observé ; de manière quelorsque la direction de ce chemin est devenue parallèle à cettesurface, comme la partie Lm à son sommet m , dès-lors lecorpuscule lumineux retiré en arrière, décrit une courbe mnsemblable et égale à la première ; et arrivé en n , il s’échappepar la tangente , et il continue sa route en ligne droite. C’est lasimilitude de ces courbes de côté et d’autre , qui fait que l’anglede réflection est égal à celui d'incidence. Au reste , tout celaoccupe si peu d’étendue , qu’on peut regarder la réflection etla réfraction comme se faisant dans un seul point.

Nous venons d’expliquer avec succès cette sorte de réflec-tion , et mettant à part tout attachement aux idées du célèbrephilosophe anglois, nous pensons qu’il seroit difficile d’en rendre