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Tome second.
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53 a HISTOIRE

de lune sur lautre sera une force équivalente à une répulsionexercée par celui-ci. Cette idée pourroit être davantage déve-loppée , et peut être mise à couvert de diverses difficultés quejentrevois. Quoi quil en soit, M. Neuton a tenté de rendreune raison mécanique de ces attractions et répulsions , dansles questions qui terminent son Optique. Il conjecture queces effets pourroient bien être occasionnés par laction dunmilieu extrêmement élastique , répandu dans tous les corps ,et qui remplit même les espaces vuides de tout corps sensible.Ecoutons-le lui-même dans la question XVIII. « La chaleur ,3 * dit il, nest-elle pas communiquée à travers le vuide par les» vibrations dun milieu beaucoup plus subtil que lair, lequel3> milieu reste dans le vuide, après que lair en est pompé ?33 Et ce milieu nest-il pas le même que celui qui rompt et33 qui réfléchit la lumière , et par les vibrations duquel elle,as échauffe les corps , et est mise dans des accès de facile3> transmission et de facile réflection , &c? (On verra bientôt3> ce que Neuton entend par-). La réfraction de la lumière,3<> continue t-il dans sa question XIX, ne provient-elle pa$ de33 la différente densité de ce milieu éthéré en différens en-33 droits , la lumière séloignant toujours des parties du milieu33 les plus denses? Et sa densité nest-elle pas plus grande dans» les espaces libres et vuides dair et dautres corps plus gros-33 siers que dans les pores de leau , du verre, du crystal, des33 pierres précieuses, &c ? Car lorsque la lumière passe au-delà33 du verre ou du crystal, et que totni>ant fort obliquement sur» la surface du verre la plus éloignée, elle est totalement-» fléchie , cette réflection totale doit plutôt venir de la densité>3 et de la vigueur du milieu hors du verre et au - delà du33 verre, que de sa rareté et de sa foiblesse? Ce milieu, dit-il33 encore dans la question XX, passant de leau, du verre, 6cc.» dans dautres corps plus rares, ne devient-il pas toujours plus33 dense par degré, et ne rompt-il pas par ce moyen les rayons33 de lumière , non dans un point, mais en les pliant peu à peu3» en ligne courbe ; et la condensation graduelle de ce milieu33 ne sétend-elle pas à quelque distance des corps, et ne pro-3» duit-elle pas par- les inflections des rayons de la lumière.» qui passent près de leurs extrémités, et à quelque distance? 33Ces endroits et plusieurs autres sont propres à justifier Neutonde limputation si souvent répétée contre lui , de recourir àde nouvelles propriétés de la matière pour expliquer certainsphénomènes. Si dans quelques occasions il a paru penchervers lattraction , considérée comme propriété inhérente à lamatière , cela ne doit point nous surprendre. 11 est naturelque dans une discussion hérissée de tant de difficultés , quel-