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Tome second.
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554 HISTOIRE

Cainpani , de quelques centaines de palmes. Mais nonobstantces suffrages, on ne peut disconvenir que c’est encore quelquechose de fort embarrassant, et le télescope à réiflection est venufort à propos nous affranchir de la nécessité de recourir à cesmoyens.

Huygens étoit d’un pays trop intéressé à la solution du pro-blème des longitudes, pour ne pas tourner aussi de ce côtéquelques-unes de ses vues. C’étoit en partie l’objet qu’il se pro-posoit en imaginant son horloge à pendule ; car le problèmedépend , comme l’on sait , presqu’uniquement de trouver unemesure exacte du temps en mer. Les premiers essais furentd’abord assez favorables à l’invention de Huygens , on en litle récit dans les Trans. Phil. de l’année i665 ; mais les obser-vations postérieures ont appris que les moyens qu’il proposepour mettre le pendule à l’abri des inégalités occasionnées parTes mouveinens du navire ( 1 ) , ne sufhsent pas. Huygens en adonc cherché d’autres, et il croyoit à la fin de sa vie les avoirdécouverts. Il dit dans les Actes de Leipsic de l’année r 690 ,qu’il a trouvé une courbe qui servira à concilier à ses pendulesle mouvement le plus égal, sans qu’il puisse être troublé parceux du navire , et il donne l’équation de la courbe en lettrestransposées. Mais la mort, en l’enlevant, a aussi enlevé sonsecret.

Je ne dis qu’un mot de deux ouvrages posthumes de Huygens jl’un est son Autornaturn. Planétarium, ou la description d’unemachine propre représenter les inouvemens et les périodes desplanètes.On y remarque avec plaisir la manière ingénieuse dontHuygens parvient, malgré l’incommensurabilité de ces périodes,à représenter très-prochainement leur rapport. Il le fait avectant d’exactitude , qu’après trente révolutions de la terre, Sa-turne, par exemple, n’est trop avancé dans son cercle que d’en-viron deux minutes et demie. Il se sert pour cela de cette espècede fractions appellées continues , dont on a parlé à l’occasionde la quadrature du cercle de milord Brouncker.

L’autre ouvrage posthume de Huygens est son Cosmotheorosseu de terris celestihus earumque ornatu conjecturae , titre quiexplique suffisamment l’objet de ce livre. Mais Huygens l’eutrendu bien plus agréable , si moins austère philosophe , il yeût fait usage des ressources de la fiction, à l’exemple de Keplerdans son Somnium de astronomid lunari , ou du père Kircherdans son Iter extciticum. L’idée du célèbre Jésuite étoit ingé-nieuse ; il est dommage que son guide ne soit pas un meilleurphilosophe. On ne sauroit toucher à cette matière sans songer

(») Ho roi, OscilL