634 HISTOIRE
de i 53 i , 1607 j 1682, ont eu, à très-peu de différence, la mêmeorbite , et des apparitions distantes d’environ soixante-quinzeans. Elles ont eu leur nœud ascendant vers le vingtième degrédu Taureau; leur périhélie ou le point où elles furent les plusvoisines du soleil, vers le premier degré du Verseau; l’incli-naison de leur orbite à l’écliptique de 17 à 18 0 ; Enfin la dis-tance périhélie de celle de i 53 i , fut de 66700 parties, dontla distance moyenne de la terre au soleil en contient 100000 ;celle de la comète de 1607 fut de 68618, et celle de la dernièrede 68028. La différence qu’on apperçoit entre la première deces distances et les deux dernières , ne doit pas former unedifficulté , parce que les observations d’Apianus, sur lesquellesl’orbite de cette comète a été calculée , se ressentent du peu deprogrès qu’avoit encore fait l’astronomie pratique, et du peu desoin qu’on mettoit à observer les comètes. Ainsi M. Hallei avoitils fortes raisons de penser que cette comèic avoit déjà paruplusieurs fois , et qu’on devoit espérer son retour vers 1768.Cette identité de la comète de i 53 i avec celles de 1607 et de1682, étoit encore d’autant plus vraisemblable , qu’en remon-tant plus haut, de 75 en 76 ou 76 ans , on trouve des co-mètes. Il en parut une en 1466, une en i 38 o , une autre enioo 5 . A la vérité , aucun astronome ne nous en a transmis d’ob-servations capables de nous assurer si c’est la même ; mais encomparant les circonstances de leurs mouvemens , remarquéespar les historiens, avec celles de la comète dont il s’agit, res-'pectiveinent aux diverses saisons de l’année où on les vit, M.Hallei trouvoit encore qu’elles s’accordoient assez bien. Il necraignit donc plus d’annoncer pour 17.67 ou 1769 le retour dela comète observée par Apianus. Tout le monde sait que laprédiction s’est vérifiée ; mais c’est un objet qui appartient àl’astronomie de ce siècle, et qui sera traité ailleurs avec l’éten-due convenable.
M. Halley conjecturoit encore que la comète de 1661, obser-vée par Hevelius , et celle de i 532 , vue par Apianus, étoientla même, quoiqu’il y ait quelque différence assez considérableentre les lieux des périhélies ou des moindres distances au so-leil. Il croyoit pouvoir les rejetter sur la grossièreté des obser-vations d’Apianus. Mais cette comète qui auroit du reparaîtreen 1780 ou 1781 , n’a point été revue; enfin M. Hallei con-jecture que la belle comète de 1680 a reparu plusieurs fois àla distance de 5 j 5 ans. Il se fonde sur ce qu’en 1106 on trouveune grande et belle comète dont les apparences sont assez res-semblantes à celle de 1680. On en voit aussi une semblableen 53 1 ; et l’an 4 6 avant J. G. avoit paru cette prodigieuseComète si célébrée par les historiens , et qui suivoit de près