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Tome troisième.
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8 HISTOIRE

rose. Ces courbes sont tantôt géométriques , tantôt transcen-dantes , suivant que larc du secteur qui circonscript la premièrefeuille , ou , si lon veut , le premier pétale de la rose , est unepartie aliquote de la circonférence ou de deux ou de trois. Car,dans le premier cas , il ny a que un , ou deux , ou trois , ouquatre , &c. pétales inscrits dans le cercle entier ; dans le second,il y en a deux rangs , dont lun recouvre lautre en partie $ dansle troisième , trois , &c. Mais si larc du secteur étoit incommen-surable avec la circonférence , il y en auroit une inlinité. LePère Grandi détermine quelques-unes des propriétés de cescourbes, comme leurs tangentes , leur aire, qui est pour chaquefeuille toujours la moitié du secteur circonscrit. Il en considèreaussi dautres , formées à limitation de res premières sur lasurface dune sphère , et quil nomme Clélies , du nom de lacomtesse Clelia Borrdmei , quil dit assez versée en géométriepour être en état de goûter lodeur de ce bouquet de fleursgéométriques : car cest le nom quil donna à sôn offre galante.Peut être est-ce le lieu dappliquer ici ce que nous avons dit àloccasion de son Foile des Camaldules , qui est une portion ^de surface conique absolument quarrable , comme le sontquelques-unes de ces lignes délies, décrites sur la surface sphé-rique. Le Père Grandi lit de ce double sujet la matière dunouvrage particulier quil publia en 1728, sous le titre de Floresgcometrici ex Rhodonearum et Cleliarum curvarum descrip-tione résultantes , etc. ( Florent. in~4°. ) On a du père Grandi,quelques autres ouvrages mélangés de Géométrie ancienne etmoderne, comme sa quadratui'a circuli et hyperbolae per infi-ni tas parabolas , en 1703 et 1710; sa dissertation de infinitisinfinitarum et infinité parvorum ordinibus en 1710. Dans ledernier de ces ouvrages il prend hautement, et même avec assezdaigreur, contre Varignon , la défense des plus-quinfinis de"Wallis. Mais , quoiquen dise lauteur de la vie de ce Géomètre etson panégyriste, tous les Géomètres sont daccord aujourdhuique ces espaces prétendus plus quinlinis, ne sont que des es-paces finis, mais négatifs ou pris en sens contraire. Au reste,ce savant Italien eut toujours lesprit en quelque sorte guerroyant,et il passa presque toute sa vie en querelles géométriques, theo-logiqnes, métaphysiques ou philologiques (î). 11 en eut, parexemple, une fort vive avec Alessandro Marchetti qui, nommécenseur de la nouvelle édition de son ouvrage, intitulé quadra-tura circuli et hyperbolae,&c. se refusa à lui passer cette idée vrai-ment bizarre , ^ car il en tombe souvent de telles dans lesprit

''1) Memorie per servira alla vita del P, Abate D. Guldo Grandi , Ùc.Massa , 174a, in- 4 0 .

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