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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Fart. V. Liv. I. j 8 9cation croît dans un degré même beaucoup plus rapide que celuide léquation. Condorcet en a fait dès le premier moment quilentra dans la carrière de la géométrie lobjet dune de ses recher-ches. Il donna en 1765 dans un traité intitulé du Calcul inté-gral, une suite déquations de condition servant à faire con-noître si une fonction ou une équation différentielle dun degréquelconque, et entre un nombre quelconque de variables, estréductible à un degré immédiatement inférieur, dans le cas même aucune différentielle du premier ordre ne seroit constante,comme il est ordinaire quil y en ait une. La méthode qui laguidé et le résultat en sont également lumineux et élégans. U atait plus, car il peut arriver quune équation différentielle soitréductible à un degré inférieur , sans quelle le soit finalementà une équation finie , dans lequel cas ce premier travail seroità-peu-près en pure perte. Condorcet a par cette raison donnéaussi des équations de condition pour reconnoître si une diffé-rentielle proposée est finalement intégrable en termes finis. Il estensuite revenu à plusieurs reprises sur cet objet des équationsde condition, dans les Mémoires de lAcadémie des Sciences de1771 et 1772. Mais nous tenterions en vain den donner ici uneidée. Nous devons au surplus remarquer que le premier fondateurde cette théorie des équations de condition est Fontaine.

Etant assuré par ces moyens si une fonction ou une équationdifférentielle dun degré quelconque est intégrable , ce qui nestcependant pas toujours sans un travail considérable et rebutant ,il sembleroit quil ny a quun pas facile à faire pour parvenir àlintégration lorsquelle est possible. Mais malheureusement toutassuré que lon est de cette possibilité , on nen est souvent pasbeaucoup plus avancé. Les différentiations successives dénaturenttellement la forme de léquation primitive , en faisant dispa-roître les constantes et les quantités transcendantes qui peuventy entrer , quil ne faut pas une médiocre sagacité pour conjec-turer même cette forme primitive. Condorcet néanmoins na pasdésespéré de se conduire dans cet obscur labyrinthe , et dans laseconde partie de lécrit cité plus haut, il a entrepris de donnerune méthode pour trouver l'intégrale dune différentielle quel-conque , quelque soit même le nombre et la forme des transcen-dantes quelle peut contenir. Il finit par provoquer la construc-tion de certaines tables , au moyen desquelles une différentielleétant donnée , on reconnoîtroit les différentes formes dinté-grales dont elle auroit pu provenir , pour ensuite, daprès di-verses conditions , déterminer cette intégrale même. Javouen etre pas trop en état de porter par moi-meme un jugement surle mérite de cette méthode ; mais il ne me paroît pas que lesgéomètres , tout en louant la sagacité de son auteur , lui ayent