208 HISTOIRE
Leibnitz, à la vérité, se bornoit à annoncer ces vérités, maiselles ont été depuis démontrées de plusieurs manières différentes.Il donna bientôt après, en i 683 , la sommation d’autres sériesmoins faciles, telles que celles dont les numérateurs étant oul’unité , ou les nombres naturels , ou les triangulaires &c. lesdénominateurs sont des nombres de la progression géométrique,et les signes alternativement positifs et négatifs. Telles sont celles-ci : 1 — rs + 7^ — jiïS &c. Ou 1 — _j_ _l_ 9 — & c . ou
-— 1 — -7577 &c. , qui sont respectivement égales à
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Ces essais engagèrent probablement Jacques Bernoulli à s’oc-cuper du même genre de recherches; et à son exemple, sonjeune frère, Jean Bernoulli s’y livra aussi; ils s’excitèrent l’unl’autre en se faisant part de leurs découvertes mutuelles , eten enchérissant pour l’ordinaire l’un sur l'autre. 1 Jacques Bernoullien publia le résultat en 1689 , en forme de thèses soutenues soussa présidence par un de ses élèves sous ce titre : Posîtiones arith.de seriebusinjinitis, earumque summa finita , qui eurent unepremière suite en 1692, et deux autres en 1692 et 1697. Cesdernières ont pour objet l’application des séries aux quadratureset rectifications &c. Dans les deux premières parties de ce traitédes suites infinies et de leur sommation , Jacques Bernoullidonne les sommations d’un grand nombre de nouvelles sériesdécroissantes , comme celles où les dénominateurs étant lesnombres en progression géométrique, les numérateurs seroientles nombres croissans artithrnétiquement, ou les triangulaires,pyramidaux &c. Telles sont celle-ci : -7- ——t- —t— 77: &c.
qui est égale à 2. Et la suivante : &c.
qui égale 4 > ou celle-ci : 7 -+- ~ -+- ^ &c. = 8 &c. 11 trouve
aussi que la suite dont les numérateurs sont l’unité et les dénomi-nateurs les nombres triangulaires, comme-fj-t-7-t- 77 ■+- 77 &c,2, ou plus généralement 7 -4- 7 -H 7 -+- 777 &c. = 7 H trouvede même que celle dont les dénominateurs sont les nombrespyramidaux 1,4» x°> 20 &c. =17 &c. On y trouve enfin ladémonstration de ce qu’avoit avancé Leibnitz sur les séries dontil avoit donné les sommes.
Il se présente ici deux questions incidentes. On a donné lessommes des séries ayant l’unité pour numérateur constant, etdes nombres en prog. géom. croissante pour dénominateurs.Mais quelle est la somme de celle ou ces dénominateurs sont enprog. arithmétique, comme celle-ci :i -4-7-4--5-“* - 7 -t- ï - * _ T ôcc.qui est une progr. harmonique décroissante. Tout le monde saitaujourd’hui qu elle est infinie ou plus grande qu’aucun nombrefini. Mais la première remarque de cette vérité est attribuée parJacques Bernoulli à son frère dont il rapporte la démonstration
qui