314 histoire
qui, en nommant pour exemple a — 1 et n = 2, seroitî. 3. 5. 7 + 3, 5. 7. 9 + 5. 7. y. 11. &c.
Telle est encore cette autre série, composée de fractions dont lesnumérateurs A , B , C , D , <&c. croîtraient suivant une cer-taine loi, et dont les dénominateurs seraient formés de facteurs
comme dessus , —_ A-- -1- —*1_
a. a + n, a + a + n. a 4- %n. a~^^n, a )-4/1
C' • •
+ =_ _ _ __ , &C- ce qui, suivant les valeurs qu’on
donnerait à A , B , C , &c. à a et n , fournirait diverses séries.Par exemple , que a et n restant comme dessus, A, B, C, &c.soyent les nombres triangulaires , &c. , on aurait.
r,'v; + ~ + ~7 + &c. ,
On pourrait meme composer les numérateurs comme les dé-nominateurs, et donner à la série cette forme, en faisant m et r
1 . , m. m + r. n + ir.&c. .
des nombres quelconques— — - -^ = -h =— :- - -
t * A a. a-\-n. a-\-in. a-t-J” a+n. a-\-in. a+jn. ap-^rt
'— ■ m+ïr - - m + m + r . -1_ &c. d’où naîtroit, en faisant m 2, et
a-\rïn, a+^n. a + 4 n. a + ^rt
r= 1 , cette progression ; ~-+-~ -1- M. de Montmort
donne les fermules sommatrices de ces progressions, ainsi quede quelques autres plus compliquées encore.
Il paraît cependant que M. de Montmort a été du moins àportée de faire ici quelque usage des lumières jettées sur Cetobjet par Tailor , dans son livre intitulé : Methodus incrernen-torum , publié dès 1716, et il ne disconvient pas de l’avoirconnu , en disant que ce qu’il vient de donner est une parti-cule de la méthode des incrémens du géomètre anglois. Maisil est clair que sa méthode propre le conduisoit au même but.
Ce seroit ici le vrai lieu de parler des découvertes de Tailorsur cette matière. Elles sont consignées dans son livre intitule :Methodus incrementorum directe et inversa ( Lond. 1716, in- 4°0-Cet ouvrage a eu , en quelque sorte , un commentateur dansM. Nicole , qui a développé cette méthode et son applicationà la sommation de séries qui , par leur complication , parois-soient devoir échapper à tous les efforts des analystes. Maiscomme nous destinons un article particulier à développer cettethéorie des incrémens ou des différences Unies , le lecteurpermettra que nous y renvoyions.
XXI.
Nous avons maintenant à parler d’un genre de séries qui joueun rôle considérable dans les. mathématiques. Il sagit des sériespommée s Récurrentes , dont la théorie est due à M. de Moivre,