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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Lxv. I. a5 7des Sciences de 1770 , les équations de condition , daprèslesquelles on peut juger si une équation aux différences finies,provient d'une autre de lordre immédiatement inférieur ; etquand ces conditions ont lieu, quels sont les moyens de fairecette réduction; ce dont il donne quelques exemples. Cettethéorie a encore été étendue par lui-même dans les Mémoires delacadémie pour lannée 1771. Cependant il faut convenir que,tout comme dans le calcul intégral ordinaire , cette réductionprésente encore de grandes difficultés , et quand on voit deséquations dune grande complication ainsi amenées à lintégra-tion , on est peut-être fondé à penser quon en connoissoitdavance lintégrale. Au surplus, je ne sais si lon ne seroit pasfondé à desirer dans ce travail plus de développement pourlutilité du plus grand nombre des lecteurs ; mais il semble queCondorcet ait affecté de nécrire que pour ses égaux.

Enfin le C. Laplace a donné encore une nouvelle extensionà cette partie du calcul, par deux mémoires insérés parmi ceuxprésentés à lAcadémie des Sciences (t. ( et 7 ). Revenant ensuitesur le même objet dans les Mémoires de lAcadémie des Sciencesde i 77 3 ; il en a donné un très long dans lequel il se proposeune équation linéaire aux différences finies étant donnée , dedéterminer ; i<\ si elle est susceptible dune intégrale duneforme donnée, et a°. dans ce cas de lintégrer en lamenantà une intégration de différences ordinaires ; et à cette occasionil ctend et perfectionne une méthode employée par Euler , pourréduire une différence du second ordre à une du premier. Ila aussi fait voir la grande utilité du calcul des différencesfinies relativement à celui des différentielles partielles, la déter-mination des fonctions arbitraires de celles-ci dépendant sou-vent de lintégration des premières.

A ces mémoires si intéressans pour ceux qui sont en étatde les entendre, on peut joindre celui que le C. Charles donnaen 1783 à lAcadémie des Sciences; il fait, ainsi que plusieursautres , regreter que la mort lait moissonné presquà lentréede sa carrière. Il est au surplus aisé à nos lecteurs de con-cevoir que quand même nous serions familiarisés avec les épinesde ces calculs transcendans au point de les braver, nous nepouvons dans un ouvrage tel que celui-ci , entrer dans desdétails plus circonstanciers : ils exigeraient pour être rendus avecquelque clarté, une étendue considérable. Nous les renvoyonspar cette raison au géomètre et analyste que nous savons avoirle dessein décrire lhistoire de ces nouveaux calculs. Ce serasans doute un des ouvrages les plus utiles pour laccroissementdelà science, si évitant lexemple des Fontaine, des Condorcet,et quelques autres qui semblent navoir écrit que pour ceuxTome 111 . K fs.