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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQU ES. Part. V. Liv. III. Cx\ainsi sur la même ligne que ceux que nous venons dexposer jmais il y a une autre manière de lenvisager plus générale et plusrigoureuse, et qui mérite seule lattention des géomètres. Euleren a donné la première idée à la lin de son Traité des Isopéri-mètres , imprimé à Lausanne en 1744» en J faisant voir que dansles trajectoires décrites par des forces centrales , lintégrale de lavitesse , multipliée par l'élément de la courbe , fait toujours unmaximum ou un minimum.

Cette propriété , que Euler navoit reconnue que dans le mou-vement des corps isolés, a été étendue depuis par la Grange aumouvement des corps qui agissent les uns sur les autres dunemanière quelconque , et il en a résulté ce nouveau principe gé-néral que la somme des produits des masses, par les intégralesdes vitesses multipliées par les élémens des espaces parcourus , estconstamment un maximum ou un minimum.

Tel est le prince auquel la Grange donne, quoiquimpropre-ment, Je nom de moindre action, et quil regarde, non commeun principe méthaphysique, mais comme un résultat simple etgénéral des lois de la mécanique. On peut voir , dans le tom. IIdes Mémoires de Turin, lusage que la Grange en a fait pourrésoudre plusieurs problèmes difficiles de dynamique. Ce prin-cipe, combiné avec celui de la conservation des forces vives, etdéveloppé suivant les règles du calcul des variations, donnedirectement toutes les équations nécessaires pour la solution dechaque problème, et de- naît une méthode également simpleet générale pour traiter les questions qui concernent le mou-vement des corps ; mais cette méthode nest elle-même quuncorollaire de celle qui fait lobjet de la seconde partie de la méca-nique analytique, et qui a en même-temps lavantage dêtre tiréedes premiers principes de la mécanique. (La Grange, p. 189).

La mécanique philosophique du cit. Prony (1799) con-tient toutes les formules, tous les théorèmes et tous les problèmesque la géométrie transcendante et les découvertes modernes ontfournies à la mécanique, et à lhydrodynamique , les usages quona faits des principes précédens, et lapplication de la théorieau mouvement des machines dont nous parlerons dans le livresuivant. On trouve, dans cet ouvrage de Prony, un tableauméthodique des résultats , dégagé de la partie des démonstrationset des calculs intermédiaires, qui nest dune nécessité absolueque pour les premières études ; il sest borné à faire connoîtrelesprit des méthodes, à indiquer les principaux anneaux ou latrace de la chaîne qui lie les propositions entrelles , en facilitantles moyens de bien saisir lensemble et la correspondance desdiverses parties de la science, sans fatiguer lattention et sanscharger sa mémoire de ce qui nest pas rigoureusement nécessairepour parvenir à ce but.