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necessaire à faire, que dans ce genre de travail, dont la prin-cipale partie consiste dans le roulage des terres, il ne se trouvoitpas un seul homme foible dans l'atelier des grenadiers, et quedeux ou trois mauvais travailleurs dans chacun des autres ateliersy ralentissoient tout l’ouvrage.
Enfin, la quantité moyenne d’action varie encore suivant lanourriture, mais surtout suivant le climat. Il a fait exécuter degrands travaux à la Martinique par les troupes , le thermomètrey est rarement au-dessous de 20 0 .11 a fait exécuter en Francel esmêmes genres de travaux par les troupes, et il assure que sousce 14° de latitude , où les hommes sont presque toujours inondésde leur transpiration , ils ne sont pas capables de la moitié de laquantité d’action journalière qu’ils peuvent fournir dans nosclimats.
Sur la force des hommes, je citerai un fait qui vient de se passeret qui est bien singulier ; M. Barclay, en Ecosse, a gagné , le 11novembre 1801 , un pari de 5 ooo liv. sterling contre M. Fletcher,en faisant à pied 90 mille, ou 28 lieues en moins de 22 heures.C’étoit une revanche. M. Fletcher lui avoit gagné , il y a environun an , un pari du même genre ; cette fois , M. Barclay s’étoitassujetti au régime d’un fermier-chasseur, qui s’est fait une répu-tation de donner des forces. Pendant deux mois, le fermier nele nourrissoit que d’alimens grossiers, ne lui laissoit mangerqu’une certaine quantité de viande crue , l’envoyoit troisfois par semaine au marché de la ville voisine , les épaules char-gées de beurre et de fromage , et ne lui passoit qu’une heure etet demie pour faire le voyage, quoiqu’il y eût de sa ferme à laville, dix milles de distance.
Nous avons vu, pag. jz 5 que Lahire avoit évalué la force deschevaux ; mais je dois parler de ce qui a été fait à ce sujet; etd’abord, des Camus, gentilhomme lorrain , qui quitta l’Aca-démie en 1723, fut le premier qui, dans son Traité des forcesmouvantes , parla des avantages des grandes roues , particuliè-rement pour celles de devant des voitures à quatre roues, de lasituation des traits des chevaux, pour qu’ils tirent le plus avan-tageusement possible ; il prescrit pour cet effet de les placerhorizontalement à la hauteur du poitrail. Lahire, qui avoit traitéd’une manière plus particulière de la force de l’homme, ayantaussi parlé de la force des chevaux, et de la manière dont ilsagissenten tirant, a été cause quecette opinion de des Camus , surla manière de placer les traits, a été plus généralement adoptée ,parce qu’elle sembloit résulter de l’opinion que l’on avoit sur latraction du cheval. Lahire prétendoit, avec raison , que la forcedes chevaux, pour tirer, venoit principalement des muscles deleur corps et de la disposition générale de leurs parties, qui ont