788 HISTOIRE
le succès qu’il en attendait. Les frères Bauwens à Passy y ont
coopéré.
Les frères Sévenne à Rouen ont imaginé des métiers surlesquels ils fabriquent les velours, les basins et les piqués aumoyen de deux navettes volantes qui marchent ensemble, dontune porte le fil pour le dessus, et l’autre pour le doublage. Ily a des tablettes qui montent par le moyen des marches. Ils ontdemandé un brevet d’invention le 7 frimaire, an 10.
Delarche, à Amiens, a fait une machine pour tondre lesdraps ; une des opérations les plus difficiles dans la fabricationdes draps, le cit. Molard la publiera.
La machine qui sert à couper les fils des cardes, est encoreune chose très-ingénieuse.
La machine à imprimer plusieurs couleurs à la-fois, a étéétablie par Bonvalet à Amiens, Oberkamp l’a établie h Jouy.
L’art de chiner les étoffes de soie a été perfectionné à Lyon,par Benoît Richard , qui a reçu une pension de 600 francs dansle voyage du premier consul à Lyon, en 1802. II a fait entreren France r5 à 20 millions de numéraire, suivant le réçit dubureau de commerce.
Vaucanson a fait une calandre pour lustrer les toiles, où lapression des cylindres s’exerce par des leviers, et qui est géné-ralement adoptée ; cette addition aux cylindres pour le papierles a sensiblement perfectionnés.
Pour lisser les étoffes, on a fait des cylindres de papier dontl’axe traverse les feuilles et dont la tranche sert à lisser.
Faudrin a fait des métiers pour les rubans de velours ; onfait 36 pièces dans le même peigne ou rêt ; la même chaînesert à former les velours de deux pièces; c’est le métier àbarre de Zurich. 11 y en a un au Conservatoire.
Pour les papeteries , les cylindres employés en Hollande pourbroyer le chiffon, à la place des pilons usités auparavant, sontune invention très utile; j’en ai donné la description détailléedans Y Art de faire le papier , en 1761.
Le cit. Robert a imaginé une machine pour relever la matièrede la cuve, et la distribuer sur une toile sans fin; elle est àFssone.
Pour l’imprimerie, il faut voir Y Art de l’Imprimeur , publiéen 1779, pour servir de suite à la Description des Arts dêl’Académie , chez Moutardier ; et la Description des pressesd’Anissonfis, décapité dans la révolution. Pierre, imprimeurde Paris , avoir fait avec un grand soin et un grand détail Y Artde L’imprimeur , il en a voit montré à l’Académie différentesparties; je l’ai pressé vivement pendant plusieurs années de pu-blier ce qu’il ayoit de fait; mais inutilement.