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Tome troisième.
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Sa 6 HISTOIRE

agir et concourir tous à-la-fois à une même opération s’il estnécessaire. Quand il n’est besoin défaire agir que quelques leviers,on ne place des lames qu’aux divisions où répondent ceux qu’onveut faire mouvoir: on en détermine même le temps en lesplaçant plus ou moins éloignées de la ligne que forment lesbecs : on fait cesser leur action plutôt ou plus tard, en les met-tant plus ou moins longues.

L’extrémité de l’axe du cylindre du côté droit est terminéepar une vis sans lin , à simples filets distans entr’eux d’uneligne et demie, et au nombre de douze, ce qui comprend aussien tout l’espace d’un pouce et demi de longueur, égal à celuides divisions du cylindre. Au-dessus de cette vis est une piècede cuivre immobile, solidement attachée au bâti, à laquelletient un pivot d’acier d’une ligne environ de diamètre, qui tombedans une cannelure de la vis, et lui sert d’écrou ; de façon quele cylindre est obligé en tournant de suivre la même directionque les filets de la vis contenus par le pivôt d’acier qui estfixe. Ainsi chaque point du cylindre décrira continuellementen tournant une ligne spirale et fera par conséquent un mou-vement progressif de droit à gauche.

C’est par ce moyen que chaque division du cylindre, détermi-née d’abord sous chaque bout du levier, changera de point àchaque tour qu’il fera ; puisqu’il s’en éloignera d’une ligne etdemie , qui est la distance qu’ont les filets de la vis entr’eux.

Les bouts des leviers attachés au clavier restant donc im-mobiles , et les points du cylindre auxquels ils répondent d’abord,s’éloignant à chaque instant de la perpendiculaire, en formantune ligne spirale qui, par le mouvement progressif du cylindreest toujours dirigée au même point, c’est-à-dire à chaque boutde levier , les leviers trouvent à chaque instant des points nou-veaux sur les lames du cylindre qui ne se répètent jamais,puisqu’elles forment entr’elles des lignes spirales qui formentdouze tours sur le cylindre avant que le premier point dedivision vienne sous un autre levier, que celui sous lequel il aété déterminé en premier lieu.

C’est dans cet espace d’un pouce et demi qu’on place toutesles lames, qui forment elles-mêmes les lignes spirales, pourfaire agir le levier sous qui elles doivent toujours passer pen-dant les douze tours que fait le cylindre. A mesure quuneligne change pour son levier, toutes les autres changent pourle leur: ainsi chaque levier à douze lignes de laines de cinqpieds quatre pouces de diamètre qui passent sous lui , et quifont entr’elles une ligne de 768 pouces de long. C’est sur cetteligne que sont placées toutes les lames suffisantes pour l’actiondu levier durant tout le jeu. Il ne reste plus qu’à faire voir