4 niSTOIRE
refroidissement ; et d’après l’observation du temps qrdemployertt«les globes de différentes masses à se refroidir , il a trouvéque la lune , ainsi que les satellites des autres planètes , étoientdéjà refroidis à la température de la glace et au-delà; que-la terre avoit resté soixante-quinze mille ans à se refroidirjusqu’à la température actuelle ; qu’elle continue à perdre sachaleur insensiblement , et que dans quatre-vingt-treize milleans environ , la chaleur étant réduite à un vingt - cinquièmede celle qui a lieu actuellement , la zone des glaces polairescroissant de plus en plus, la zone aujourd’hui.torride deviendraglaciale et mettra fin à l'espèce humaine.
Tout cela est ingénieux r peut-être, mais ne sauroit soutenirl’examen d’une analyse sévère. 11 en est de même de Robinetqui , dans son livre de la nature , faisoit sortir les planètessecondaires des entrailles des planètes principales : ce Et qui sait ,disoit-il, si dans quelque grande commotion de la terre , nousne nous verrons pas tout à coup enrichis d’une seconde lune?les tremblemens de terre ne sont peut-être que les tranchéespréliminaires de l'enfantement quidonnera une seconde lune ».
Buffon a eu sur, la cause de l’embrasement du soleil , uneidée qui ne paroît pas plus fondée, ce Le soleil est , dit-il , enquelque sorte le pivot sur lequel roule tout l’univers , ou dumoins notre système ; tons les corps qui le composent pèsentsur lui ; il tourne autour de son axe , chargé de ce poidsénorme : faut-il donc s’étonner qu’il s’enflamme et que ce feusoit perpétuel et inextinguible » r. Tout cela est fondé sur unecomparaison qui ne prouve rien en physique , et sur une idéequi , analysée , est absolument ilfusoire.
Les taches du soleil sont un phénomène sur lequel jusqu’àprésent les conjectures des astronomes et des physiciens sonten défaut. En regardant le soleil comme une mer immensed’un fluide enflammé , il est bien aisé de conjecturer que cestaches sont comme des scories surnageant la matière en fu-sion. Mais le soleil est-il un fluide de cette nature ? et quandil le seroit, quelle seroit la cause de cette formation de nou-velles scories ? Il faudrait pour cela que de nouveaux corpsfussent tombés dans le soleil.. Car lorsqu’un grand creuset demétal ou de verre fondu a été suffisamment purgé des impu-retés de sa première fusion , il ne s’y forme plus de nouvellesscories sans l’accession de quelque nouvelle matière dont partiea de la peine à s’assimiler ou à se combiner avec la première..Mais le fluide solaire a eu le temps de s’assimiler et de jetertoutes ses scories ; cependant on voit se former sur le soleil,de nouvelles taches. On dira peut-être que c’est quelque comète;qui est tombée dans cet astre; mais s’il y en tombe quelquefois,,