584 HISTOIRE
Ce volume qui a plus de 5 oo pages , contient toutes les tablesdont les navigateurs ont besoin pour trouver les longitudes etles latitudes , réfractions , parallaxes , arcs semi-diurnes , am-plitudes , équations des hauteurs correspondantes ; latitudescroissantes dans la sphère et dans le sphéroïde applati d’un 321 °des tables de logarithmes adaptées aux usages de la marine ; lessinus verses naturels , avec des méthodes nouvelles pour les em-ployer à réduire les distances observées en distances vraies ; destables très-étendues de parties proportionnelles pour 24 heureset pour 3 heures ; des tables pour trouver l’heure de la marée ,la déclinaison et l’ascension droite du soleil ; le temps que lesastres employent à s’élever d’une minute ; une table pour cor-riger la latitude par deux hauteurs , suivant la méthode deDouves.
Enfin, M. de Mendoza vient d’en publier un autre égalementimportant, sous ce titre : Tables for facilitating the calcu-lations of nautical astronomy , by Joseph de Mendoza JUos.London, 1801 , 4°7 pages in-4 9 .
Ce recueil de tables est composé de 33 tables , dont les prin-cipales sont : des tables subsidiaires , les logarithmes sinus,doubles sinus, les logarithmes des tangentes et des nombres , &c.
Il y a 8 tables pour corriger la hauteur observée du soleil ,de la lune et des étoiles ; et six tables pour réduire les distancesobservées de la lune au soleil, ou à une étoile , afin de trouverla longitude; savoir , un angle auxiliaire, des sinus verses et descorrections pour l’applatissement de la terre. Sa méthode , réduiteà l’addition de 5 sinus verses , la réduction des distances ; enfinil y a 14 tables pour diverses recherches ; comme celles del’équation du midi pour les hauteurs correspondantes , de l’ain-plitude du soleil, des arcs semi-diurnes. M. de Mendoza publierabientôt un Traité de navigation en 2 vol. in- 4 9 ■ en Angleterre.
Il ne paroît pas avoir eu connoissance des tables horaires pu-bliées par le cit. de la Lande en 1793 , qui simplifient beaucouple calcul du temps vrai sur le vaisseau.
Mous terminerons ici l’histoire de la navigation, et celle desprogrès des mathématiques dans le 18 e siècle , où l’on a pu voircombien ce siècle fournit de choses nouvelles et intéressantes ,qui semblent le mettre au niveau du 17 e siècle , ce qu’on n’auroitpas osé espérer ; mais , dit Sénèque , Multum adhuc restât ope-ris , multumque restabit , nec ulli nato post mille saeculaprae-çludetur occasio aliquidadhuc adjiciendi. (Epist. 64 ).
Fin du neuvième Livre de la cinquième Partie.
SUPPLÉMENS