DE-M D ES CARTES. s'7.
corde,porté par l'air, sera graucouaigu; de quoy Véritable-ment il est impostìble d’auoit autre chose que des imagina-tions, Sc ie fuis bien aise de ne rien écrire que ie ne sçache.Pour ce quei’auois écrit queleTonne se peut iuger,que lacorde n'aic sait au moins deux retour^ le sifflement d’vn bou-let n’y répugné point j car si vous vous en fouuenez, i’auoisdesia dit en quelques autres de mes Lettrés, qu il n’èst pasnécessaire que ces retours se fassent auCors d où procède leson , mais seulement en l’air, qui frape Toreille; Ainsiie disque le son d’vn boulet, ou d’vne fluste ,ne peut estreiugé;qu’il n’aitfrapéau moins deux fois I oreille. Troifiesmernenc,Pour le reiaillissement des balons, ie n’ay pas dit que toutelacause en deuoit estre attribuée aurepoussement de l’air, maisaussi àlaconcinuatiqíi du mouuement, c'est adiré, que ex eoquod'vna rcs ceepit motteri, ideo pergitntoueri i quantum potefi; &fi non pofitt rcéta pergerc^potim in contrarias partes refiecfitur. IIfaut auísi pourtant remarquer, que comme l’air enfermédans vn balon sert de ressort, pour aider à le repousser, aussifait la matière de presque tous les autres Cors, tant de ceuxqui rebondissent, que de ceux qui les font rebondir, commeles nerfs d’vne raquette, la muraille d’vnieu de paume, ladureté de la baie, &c. ÒC ien’en sçache point d’autre que cesdeux raisons.
4- I’ay dit que Flmagination n’estoit pas assez prompte,pour iuger de la proportion des internâtes qui naissent de latroiíìefme Sc quatriesme bissection; où quand ie dis> htger tc’est à dire,le comprendre si facilement,quelle enreçoiuedu plaisir ; En cette façon ie n’auouë pas qu’elle puisse iugerdu ton, ny de la septiesme, ou du triton, comme vous dites;Au reste tous ces interuales naissent immédiatement de latroisiefme bissection, en forte que s’il en falloir receuoirquelque autre, âpres ceux qui font desia receus, ce seroitceux» cy immédiatement, Sc on n’cn sçauroit receuoir -VTI,qu’on ne receust tous les autres ; Ce qui monstre assezclairement ce me semble, pourquoy on n’en reçoit aucundeux.
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