DE M R PESCARTES. î4 j
cesse, & en mesine ligne droite, iufqucs à ce qu’il soit arresté,ou détourné par quelque autre cause.
Ieconsidere aussi touchancla pesanteur, qu’elle augmen-te la vitesse des Cors qu’elle fait descendre, presque en mes-me raison que senties temps, pendant lesquels ils descen-dent ; en sorte que si vue goûte d’eau descend pendant deuxminutes d’heures, elle va presque deux fois aussi viste àla finde la seconde, qu’à la fin de la premiere ; d’où il fuit que lechemin qu’elle fait, est presque en raison double du temps;c’està dire, que si pendant la premiere minute elle descendde la hauteur d’vn pied , pendant la premiere & la seconde -ensemble elledoit descendre de la hauteur de quatre pieds.Ce qui s’explique aisément par le triangle ABC, dont lecosté A D, represente la premiere minute, le costé D E,la viteste qu'a l'eau àla fin de cette premiere minute , &l’es-pace A D Ë , represente le chemin qu’elle sait cependant,qui est la longueur d’vn pied. Puis D B, represente la se-conde minute, B C , la vitesse de l’eau en cette seconde mi-nute , qui est double de la precedente, Sc l’espace D E C B,le chemin , qui est triple du précédent. Et on y peut aussiremarquer, que si cette goutte d’eau continuoit à se mou-uoir vers quelque autre costé, auec la vitesse qu’elle a ac-quise par fa descente d’vn piedde haut, pendant la premiere mi-nute, sans que fa pesanteur luyaidait aprés cela, elle feroi.tpen-dant vne minute le chemin r,e-presentépar le Retrangle D E F B,qui est de deux pieds. Mais si ellecontinuoit à se mouuoir pendantdeux minutes, auec la vitesse qu’el-le a acquise en despendantde qua-tre pieds, elle seroit le chemin«epresenté par le Retrangle A B C G , qui est de lvuicfieds; . í