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rie des dépôts contenant les restes de la faune seconde, se terminant en dessus, dans quelques points,par une roche à caractères lithologiques et paléontologiques spéciaux, qui représente, selon nous, le re-marquable phénomène -des colonies, aujourd'hui reconnues dans tous ou presque tous les bassins si luriens , et primitivement découvertes dans la Bohême, à la suite des études persévérantes et infatiga-bles de M. Barrande . 1
Notre sol a donc éprouvé durant l’époque silurienne inférieure plusieurs oscillations de niveauou mouvements en sens contraire, c’est-à-dire, d’exhaussement et d’abaissement, ce qui rend comptede la diversité dans la distribution des strates.
Vers la fin de cette époque, une vaste dénudation enleva la plupart des dépôts formés aupara-vant, mettant à nu une très grande étendue de roches cambriennes, qui leur tenait lieu de fondement.Le mouvement d’élévation lente du sol, concomitante de cette dénudation, en produisit à la longuel’entier exondement à l’époque subséquente, ou silurienne supérieure, durant laquelle se sont déposésseulement les strates initiais de la faune troisième (représentés par les ampélites et les argiles schis-teuses à Graptolites) dans les lagunes, qui restèrent au milieu des nouvelles terres émergées, et qui re-présentent tous les dépôts de cet âge dans notre pays. Les preuves de cette énergique dénudation versla fin de l’époque silurienne inférieure sont d’ailleurs bien visibles dans le Bussaco, où les ampélitesdu silurien supérieur se succèdent subitement dans la même bande à plusieurs groupes du silurieninférieur, montrant ainsi une parfaite indépendance entre les deux formations, comme on a déjà vu dansla serra de Portalegre .
Un nouveau mouvement descensionnel du sol vers la fin de l’époque silurienne, et qui, dans no-tre territoire, a occasionné seulement la submersion de l’espace près de la frontière, au flanc orientalde la serra de Portalegre , donna lieu dans celte localité à la formation d’un lambeau de schistes à Spi-rifères, reposant immédiatement sur les schistes cambriens, de la même manière que les lambeaux dequartzites et ampélites siluriennes qu’on y rencontre. Plus tard encore, la submersion de la partie estet sud de l’Aiemtejo, à la fin de l’époque dévonienne, permit l’accumulation des sédiments de la for-mation carbonifère inférieure, laquelle a ici un très large développement, et que l’on ne voit pas même àl’état rudimentaire dans aucun autre point du Portugal .
Cette explication, qui d’ailleurs nous semble plausible, et indubitablement se trouve en parfaitaccord avec les faits observés, nous porte à croire que dès les époques géologiques les plus reculées lasurface de la Péninsule, ainsi que celle d’autres régions, a été soumise à des mouvements répétés d’élé-vation et d’abaissement lents et graduels, qui modifiaient la disposition des continents, et par conséquentont fait varier à chaque pas la proportion relative et des terres et des mers. Effectivement, il est impossibled’expliquer la disposition des strates paléozoïques dans notre pays, sans admettre, durant les époquescambrienne, silurienne et dévonienne, des oscillations nombreuses et prolongées du fond des mers, quitantôt restait à sec, formant la terre ferme, tantôt se submergeait pour recevoir de nouveaux dépôts. Ondoit admettre de même, pour rendre compte du fractionnement du terrain silurien, l’intervention de dé-nudations puissantes, parce qu’il n’est en vérité représenté que par des lambeaux isolés ou des îlots,les’restes sans doute d’une vaste formation, qui recouvrait autrefois la plus grande partie du sol quenous habitons.
Pour compléter ce qui nous reste à dire concernant le petit groupe de fossiles découverts àS.-Domingos, dont la connaissance fait l’objet principal de cette notice, il faut que nous ajoutions quel-ques mots sur les caractères zoologiques qui les distinguent, et qui peuvent nous servir de guide dansleur classification. C’est ce que nous allons faire très succintement, puisque le manque d’éléments in-dispensables d’étude nous empêche d’en faire une description complète.
Nous avons déjà dit que les mieux caractérisés parmi ces fossiles peuvent être réduits à troistypes principaux, quelques-uns se rapportant au genre Nereites Murch., d’autres au genre Crosso-