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Tome II.
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DES PROFITS DE LA CLASSE OUVRIERE.

anglaise dans la détresse. Le gérant d’une entreprise qui ne rapporte quecinq pour cent des fonds qu’on y emploie, s’il est obligé de payer quatrepour cent au prêteur du capital, ne relire qu’un pour cent pour scs talentset son travail. Ce profit insuffisant l’excite à grossir sa production outre

■ mesure, et à se procurer des capitaux fictifs 1 à défaut de capitaux réels;

A

% car un pour cent qui ne lui donne pas de quoi vivre sur cent mille francs,

1 le lui donne sur un million.

CHAPITRE X.

Des profits de la classe ouvrière en particulier.

Les entrepreneurs d’industrie achètent les services de diverses classesd’honnnes qui se font un revenu de la vente de leur travail; mais parmices classes diverses, il en est plusieurs dont la profession suppose assez§ de vues, de raisonnement et de capitaux, pour être comprises dans lay grande classe des entrepreneurs d’industrie. Un négociant étranger adresseà un commissionnaire français des marchandises de son pays, le chargede les vendre, et de lui en faire les retours en marchandises françaisesqu’il lui désigne. Bien que le commettant paie une commission au com-missionnaire, et que le commissionnaire n’agisse pas pour son propre, compte, on ne peut pas dire que celui-ci soit un simple salarié. C’est une| espèce d’entreprise que de se mettre en état d’exécuter les ordres d’un

f ; négociant étranger. Un commissionnaire est obligé d’avoir un comptoir et

ides magasins, d’entretenir des commis, de garder des fonds en caisse, dei recevoir et de payer des effets de commercent souvent de faire des avances,8j à-compte sur les rentrées que lui procurera la vente des marchandisesIdont il est consignataire. Il faut qu’il se connaisse en marchandises, qu’il1 soit au courant de leurs prix, qu’il sache quels son t les fournisseurs les plus* capables de fabriquer les objets qu’il est chargé d’acheter; il doiL être enpétat de traiter des ventes et des achats avec autant d’habileté que s’il trai-tait pour lui-même. Sans cela il serait peu digne de la confiance de ses|correspondants.

i On en peut dire autant de l’armateur qui transporte des marchandises'

Comme des escomptes d’effets de circulation dans les banques publiques.