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Tome sixième.
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k EXPOSITION DU SYSTÈME DU MONDE.

conçoit, par le centre de la terre et par les deux pôles du monde,un axe autour duquel tourne la sphère céleste. Le grand cercleperpendiculaire à cet axe s’appelle équateur; les petits cerclesque les étoiles décrivent parallèlement à l’équateur, en vertu deleur mouvement diurne, se nomment parallèles. Le zénith d’unobservateur est le point du ciel que sa verticale va rencontrer ;le nadir est le point directement opposé. Le méridien est le grandcercle qui passe par le zénith et par les pôles : il partage en deux,également, l’arc décrit par les étoiles sur l’horizon; et, lorsqu’ellesl’atteignent, elles sont à leur plus grande ou à leur plus petitehauteur. Enfin Y horizon est le grand cercle perpendiculaire à laverticale, ou parallèle à la surface de l’eau stagnante dans le lieude l’observateur.

La hauteur du pôle tient le milieu entre la plus grande et laplus petite hauteur des étoiles qui ne se couchent jamais, ce quidonne un moyen facile de la déterminer; or, en s’avançant direc-tement vers le pôle, on le voit s’élever, à fort peu près, pro-portionnellement à l’espace parcouru : la surface de la terre estdonc convexe, et sa figure est peu différente d’une sphère. Lacourbure du globe terrestre est sensible à la surface des mers : lenavigateur, en approchant des côtes, aperçoit d’abord leurs pointsles plus élevés, et découvre ensuite successivement les parties in-férieures que lui dérobait la convexité de la terre. C’est encoreà raison de cette courbure que le soleil, cà son lever, dore lesommet des montagnes avant que d’éclairer les plaines.