LIVRE PREMIER.
21
CHAPITRE IY.
DES MOUVEMENTS DE LA LUNE, DE SES PHASES ET DES ECLIPSES.
Celui de tous les astres qui nous intéresse le plus, après lesoleil, est la lune, dont les phases offrent une division du tempssi remarquable, quelle a été primitivement en usage chez tousles peuples. La lune a, comme le soleil, un mouvement propred’occident en orient. La durée de sa révolution sidérale était de27^2 i66i 423, au commencement de ce siècle : cette duréen’est pas toujours la même, et la comparaison des observationsmodernes avec les anciennes prouve incontestablement une accé-lération dans le moyen mouvement de la lune. Cette accélération,encore peu sensible depuis la plus ancienne éclipse qui nous soitparvenue, se développera par la suite des temps. Mais ira-t-elleen croissant sans cesse, ou s’arrêtera-t-elle pour se changer enretardement? C’est ce que les observations ne peuvent apprendrequ’après un très-grand nombre de siècles. Heureusement la dé-couverte de sa cause, en les devançant, nous a fait connaîtrequelle est périodique. Au commencement de ce siècle, la distancemoyenne angulaire de la lune, à l’équinoxe du printemps, etcomptée de cet équinoxe, dans le sens du mouvement propre decet astre, était 124°,0132 1, à minuit, temps moyen à l’Observa-toire royal de Paris .
La lune se meut dans un orbe elliptique dont le centre de laterre occupe un des foyers. Son rayon vecteur trace autour dece point des aires à peu près proportionnelles aux temps. Lamoyenne distance de cet astre à la terre étant prise pour unité,