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Tome sixième.
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LIVRE PREMIER.

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dans les éclipses, elle n’a pu être reconnue par l’observation deces phénomènes.

Enfin, le mouvement de la lune s’accélère quand celui du soleilse ralentit, et réciproquement; d’où résulte une inégalité connuesous le nom d'équation annuelle, et dont la loi est exactement lamême que celle de l’équation du centre du soleil, avec un signecontraire. Cette inégalité qui, dans son maximum, est de o°,‘2o t ]1\,se confond dans les éclipses avec l’équation du centre du soleil; etdans le calcul de l’instant de ces phénomènes, il est indifférentde considérer séparément ces deux équations, ou de supprimerl’équation annuelle de la théorie lunaire, pour en accroître l’équa-tion du centre du soleil. Par cette raison, les anciens astronomesdonnèrent à l'orbe solaire une trop grande excentricité, commeils en assignèrent une trop petite h l’orbe lunaire, à raison del’évection.

Cet orbe est incliné de 5°,7i85, «à l’écliptique. Ses points d’in-tersection avec elle, que l’on nomme nœuds, ne sont pas fixesdans le ciel : ils ont un mouvement rétrograde ou contraire àcelui de la lune, mouvement qu’il est facile de reconnaître par lasuite des étoiles que la lune rencontre en traversant l’écliptique.On appelle nœud ascendant celui dans lequel la lune s’élève au-dessus de l’écliptique vers le pôle boréal ; et nœud descendant, celuidans lequel elle s’abaisse au-dessous, vers le pôle austral. Ladurée d’une révolution sidérale des nœuds était, au commence-ment du siècle, de 6793^,39108, et la distance moyenne dunœud ascendant à l’équinoxe du jirintemps était i5°,46117;mais le mouvement des nœuds se ralentit de siècle en siècle. Il estassujetti à plusieurs inégalités, dont la plus grande est propor-tionnelle au sinus du double de la distance de la lune au soleil,et s’élève à i 0 ,8ioa dans son maximum. L’inclinaison de l’orbeest pareillement variable; sa plus grande inégalité, qui s’élève«à o°, 1627 dans son maximum, est proportionnelle au cosinus du