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EXPOSITION DU SYSTÈME DU MONDE.
se détourne de plus en plus de la terre, ses phases diminuent, eten même temps son diamètre apparent augmente à mesure quelles’éloigne du soleil. Parvenue à cinquante degrés environ de dis-tance de cet astre, elle revient vers lui ; ses phases continuent dediminuer, et son diamètre, d’augmenter, jusqu’à ce quelle seplonge de nouveau dans les rayons solaires. Quelquefois, dansl’intervalle qui sépare sa disparition du soir de sa réapparition dumatin, on la voit, sous la forme d’une tache, se mouvoir sur ledisque du soleil. Il est clair, d’après ces phénomènes, que le soleilest à peu près au centre de l’orbite de Vénus , qu’il emporte enmême temps qu’il se meut autour de la terre. Mercure nous offredes phénomènes semblables à ceux de Vénus ; ainsi le soleil estencore au centre de son orbite.
Nous sommes donc conduits par les apparences des mouve-ments et des phases des planètes, à ce résultat général, savoir:que « tous ces astres se meuvent autour du soleil qui, dans sa« révolution réelle ou apparente autour de la terre, paraît emporter« les foyers de leurs orbites. » Il est remarquable que ce résultatdérive de l’hypothèse de Ptolémée , en y supposant égaux à l'orbesolaire les cercles et les épicycles décrits, chaque année, dans cettehypothèse, qui cesse alors d’être purement idéale et propre uni-quement à représenter à l’imagination les mouvements célestes. Aulieu de faire tourner les planètes autour de centres imaginaires,elle place au foyer de leurs orbites de grands corps qui, par leuraction, peuvent les retenir sur ces orbites, et elle nous fait ainsientrevoir les causes des mouvements circulaires.