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Tome sixième.
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LIVRE PREMIER.

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ces observations par la méthode dont je viens de parler, je suisparvenu aux résultats suivants, qui ne laissent aucun doute.

La mer s’élève et s’abaisse deux fois dans chaque intervalle detemps compris entre deux retours consécutifs de la lune auméridien supérieur. L’intervalle moyen de ces retours est deC,o35o5o: ainsi l’intervalle moyen entre deux pleines mers con-sécutives est de o>,5i7525, en sorte qu’il y a des jours solairesoù l’on n’observe qu’une seule marée. Le moment de la basse merdivise à peu près également cet intervalle. Comme dans toutesles grandeurs susceptibles d’un maximum ou d’un minimum, l’ac-croissement et la diminution de la marée vers ces limites sontproportionnels aux carrés des temps écoulés depuis la haute oula basse mer.

La hauteur de la pleine mer n’est pas constamment la même;elle varie chaque jour, et ses variations ont un rapport évidentavec les phases de la lune; elle est la plus grande vers le tempsdes pleines et des nouvelles lunes; ensuite elle diminue et devientla plus petite vers les quadratures. La plus haute marée à Brest n’a point lieu le jour même de la syzygie, mais un jour et demiaprès; en sorte que, si la syzygie arrive au moment d’une pleinemer, la troisième marée qui la suit est plus grande. Pareillement,si la quadrature arrive au moment de la pleine mer, la troisièmemarée qui la suit est la plus petite. Ce phénomène s’observe à peuprès également dans tous les ports de France , quoique les heuresdes marées y soient fort différentes.

Plus la mer s’élève lorsqu’elle est pleine, plus elle descenddans la basse mer suivante. Nous nommerons marée totale la demi-somme des hauteurs des deux pleines mers consécutives au-dessusdu niveau de la basse mer intermédiaire. La valeur moyenne decette marée totale à Brest , dans les syzygies des équinoxes, estd’environ cinq mètres et demi; elle est de moitié plus petite dansles quadratures.

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