LIVRE PREMIER.
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gies des solstices, l’heure de la pleine mer avance d’environ uneminute et demie; elle retarde de la même quantité dans les sy-zygies des équinoxes. Au contraire, dans les quadratures des équi-noxes, l’heure de la marée avance d’environ huit minutes, et elleretarde de la même quantité dans les quadratures des solstices.
On a vu que le retard des marées, d’un jour à l’autre, est deoJ,o 35 o 5 dans son état moyen; en sorte que si la marée arrive ào j ,i après le minuit vrai, elle arrivera le lendemain matin à o j , 1 35 o 5 .Mais ce retard varie avec les phases de la lune. Il est le plus petitqu’il est possible vers lessyzygies quand les marées totales sont àleur maximum, et alors il n’est que de 0^,02723. Lorsque les ma-rées sont à leur minimum ou vers les quadratures, il est le plusgrand possible, et s’élève à 0^05207. Ainsi la différence des heuresdes marées correspondant aux moments de la syzygie et de laquadrature, et qui, par ce qui précède, est o<,20642, augmentepour les marées qui suivent de la même manière ces deux phases,et devient à peu près égale à un quart de jour, relativement aumaximum et au minimum des marées.
Les variations des distances du soleil et de la lune à la terre, etprincipalement celles de la lune, influent sur les retards des ma-rées d’un jour à l’autre. Chaque minute d’accroissement ou dediminution dans le demi-diamètre apparent de la lune augmenteou diminue ce retard de 208" vers les syzygies. Ce phénomènea également lieu dans les quadratures; mais il y est trois foismoindre.
Le retard journalier des marées varie encore par la déclinaisondes deux astres. Dans les syzygies des solstices, il est d’environune minute plus grand que dans son état moyen; il est plus petitde la même quantité dans les équinoxes. Au contraire, dans lesquadratures des équinoxes, il surpasse sa grandeur moyenne dequatre minutes à peu près; il en est surpassé de la même quantitédans les quadratures des solstices.