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Tome sixième.
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E1VRE DEUXIÈME.

Jupiter, beaucoup plus gros quelle, se meut sur son axe eu moinsdun demi-jour : un observateur, à sa surface, verrait le ciel tournerautour de lui dans cet intervalle; ce mouvement du ciel ne seraitcependant quune apparence. X est-il pas naturel de penser quilen est de même de celui que nous observons sur la terre? Ce quiconfirme dune manière frappante cette analogie, cest que la terre,ainsi que Jupiter, est aplatie ses pôles. On conçoit, en effet,que la force centrifuge, qui tend à écarter toutes les parties duncorps de son axe de rotation a abaisser la terre aux pôles etlélever «à léquateur. Cette force doit encore diminuer la pesanteurà léquateur terrestre, et cette diminution est constante par lesobservations du pendule. Tout nous porte donc à penser que laterre a un mouvement de rotation sur elle-même, et cpie la révo-lution diurne du ciel nest quune illusion produite par ce mou-vement, illusion semblable à celle qui nous représente le cielcomme une voûte bleue à laquelle tous les astres sont attachés,et la surface de la terre comme un plan sur lequel il sappuie.Ainsi lastronomie sest élevée à travers les illusions des sens, et cena été quaprès les avoir dissipées par un grand nombre dobser-vations et de calculs que lhomme enfin a reconnu les mouvementsdu globe quil habite et sa vraie position dans lunivers.