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LIVRE DEUXIÈME.
peu près les mêmes pour tous les observateurs répandus sur sasurface. Enfin nous ferons abstraction de la petite excentricité del’orbe terrestre. Cela posé :
Dans l’intervalle de 571", que la lumière emploie à parcourirle rayon de l’orbe terrestre, la terre décrit un petit arc de cet orbeégal à 62 ",5 ; or, il suit des lois de la composition des mouvements,que si, par le centre d’une étoile, on imagine une petite circon-férence parallèle à l’écliptique, et dont le diamètre soutende dansle ciel un arc de 12 5 ", la direction du mouvement de la lumière,lorsqu’on le compose avec le mouvement de la terre appliqué ensens contraire, rencontre cette circonférence au point où elle estcoupée par un jDlan mené par les centres de l’étoile et de la terre,tangentiellement à l’orbe terrestre ; l’étoile doit donc paraître semouvoir sur cette circonférence, et la décrire, chaque année, demanière qu’elle y soit constamment moins avancée de cent degrésque le soleil dans son orbite apparente.
Ce phénomène est exactement celui que nous avons expliquédans le treizième chapitre du premier livre, d’après les observationsde Bradley, à qui l’on doit sa découverte et celle de sa cause. Pourrapporter les étoiles à leur vraie position, il suffit de les placer aucentre de la petite circonférence quelles nous semblent décrire;leur mouvement annuel n’est donc qu’une illusion produite parla combinaison du mouvement de la lumière avec celui de la terre.Ses rapports avec la position du soleil pouvaient faire soupçonnerqu’il n’est qu’apparent; mais l’explication précédente le prouveavec évidence. Elle fournit en même temps une démonstrationsensible du mouvement de la terre autour du soleil, de même quel’accroissement des degrés et de la pesanteur, en allant de l’équa-teur aux pôles, rend sensible son mouvement de rotation.
L’aberration de la lumière affecte les positions du soleil, desplanètes, des satellites et des comètes, mais d’une manière diffé-rente, à raison de leurs mouvements particuliers. Pour les en
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TOME VI.