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Tome sixième.
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LIVRE DEUXIÈME.

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CHAPITRE III.

DES APPARENCES DUES AU MOUVEMENT DE LA TERRE .

Du point de vue où la comparaison des phénomènes célestesvient de nous placer, considérons les astres, et montrons la parfaiteidentité de leurs apparences avec celles que l’on observe. Soit quele ciel tourne autour de l’axe du monde, soit que la terre tournesur elle-même en sens contraire du mouvement apparent du cielimmobile, il est clair que tous les astres se présenteront à nous dela même manière. 11 n’y a de diflérence qu’en ce que, dans lepremier cas, ils viendraient se placer successivement au-dessus dedivers méridiens terrestres qui, dans le second cas, vont se placerau-dessous d’eux.

Le mouvement de la terre étant commun à tous les corps situésà sa surface et aux fluides qui les recouvrent, leurs mouvementsrelatifs sont les mêmes que si la terre était immobile. Ainsi, dansun vaisseau transporté d’un mouvement uniforme, tout se meutcomme s’il était en repos : un projectile lancé verticalement de basen haut retombe au point d’où il était parti : il paraît, sur le vais-seau, décrire une verticale; mais, vu du rivage, il se meut obli-quement à l’horizon et décrit une courbe parabolique. Cependantla vitesse réelle due à la rotation de la terre étant un peu moindreau pied qu’au sommet d’une tour élevée, si, de ce sommet, onabandonne un corps à sa pesanteur, on conçoit qu’en vertu del’excès de sa vitesse réelle de rotation sur celle du pied de la tour,il ne doit pas tomber exactement au point où le fd à plomb quipart du sommet de la tour va rencontrer la surface de la terre,mais un peu à l’est de ce point. L’analyse fait voir qu’en effet son