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EXPOSITION DU SYSTÈME DU MONDE.
élève de leurs surfaces, et que l’impulsion de ses rayons en éloigneindéfiniment. Gela résulte de la direction de ces traînées de va-peurs, toujours situées au delà de la tête des comètes relativementau soleil, et qui, croissant à mesure que ces astres s’en approchent,n’atteignent leur maximum qu’après le passage au périhélie. L’ex-trême ténuité des molécules augmentant le rapport des surfacesaux masses, elle peut rendre sensible l’impulsion des rayons so-laires, qui peut alors faire décrire à peu près à chaque moléculeun orbe hyperbolique, le soleil étant au foyer de l’hyperboleconjuguée correspondante. La suite des molécules mues sur cescourbes depuis la tête de la comète forme une traînée lumineuseopposée au soleil et un peu inclinée au côté que la comète aban-donne en s’avançant dans son orbite : c’est, en effet, ce que l’ob-servation nous montre. La promptitude avec laquelle ces queuess’accroissent peut faire juger de la rapidité d’ascension de leursmolécules. On conçoit que les différences de volatilité, de gros-seur et de densité des molécules, doivent en produire de consi-dérables dans les courbes qu’elles décrivent; ce qui apporte degrandes variétés dans la forme, la longueur et largeur des queuesdes comètes. Si l’on combine ces effets avec ceux qui peuventrésulter d’un mouvement de rotation dans ces astres, et avec lesillusions de la parallaxe annuelle, on entrevoit la raison des sin-guliers phénomènes que leurs nébulosités et leurs queues nousprésentent.
Quoique les dimensions des queues des comètes soient de plu-sieurs millions de myriamètres, cependant elles n’affaiblissent passensiblement la lumière des étoiles que l’on observe à travers;elles sont donc d’une rareté extrême, et leurs masses sont proba-blement inférieures à celles des plus petites montagnes de la terre;elles ne peuvent ainsi, par leur rencontre avec elle, y produireaucun effet sensible. 11 est très-probable qu’elles l’ont plusieursfois enveloppée sans avoir été aperçues. L’état de l’atmosphère