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Tome sixième.
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LIVRE QUATRIÈME.

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CHAPITRE VIIT.

DE EA FIGURE DE LA TERRE ET DES PLANETES, ET DE LA LOI DE LA PESANTEUR

À LEUR SURFACE.

Nous avons exposé clans le premier livre ce que les observationsont appris sur la figure de la terre et des planètes : comparons cesrésultats avec ceux de la pesanteur universelle.

La gravité vers les planètes se compose des attractions de toutesleurs molécules. Si leurs masses étaient fluides et sans mouvementde rotation, leur figure et celles de leurs différentes couches se-raient sphériques, les couches les plus voisines du centre étant lesplus denses. La pesanteur à la surface extérieure, et au dehors àune distance quelconque, serait exactement la même que si lamasse entière de la planète était réunie à son centre de gravité :propriété remarquable, en vertu de laquelle le soleil, les planètes,les comètes et les satellites agissent à très-peu près les uns sur lesautres, comme autant de points matériels.

A de grandes distances, l’attraction des molécules d’un corps defigure quelconque, les plus éloignées du point attiré, et celle desmolécules les plus voisines, se composent de manière que l’attrac-tion totale est à peu près la même que si ces molécules étaientréunies à leur centre de gravité; et si l’on considère comme unetrès-petite quantité du premier ordre, le rapport des dimensionsdu corps, à sa distance au point attiré, ce résultat est exact auxquantités près du second ordre. Mais il est rigoureux pour lasphère; et pour un sphéroïde, qui en diffère très-peu, l’erreur estdu même ordre que le produit de son excentricité par le carré durapport de son rayon à sa distance au point qu’il attire.

TUME VJ.

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