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Tome sixième.
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EXPOSITION DU SYSTÈME DU MONDE.

une, n’a point d’influence sensible sur les principaux résultats demes calculs.

Les plus grandes variations de la hauteur des marées dans nosports sont dues à l’action du soleil et de la lune, supposés musuniformément dans leurs orbites et toujours à la même distancede la terre. Mais pour avoir la loi de ces variations, il faut com-biner les observations de manière que toutes les autres variationsdisparaissent de leur résultat. C’est ce que l’on obtient en consi-dérant les hauteurs des pleines mers, au-dessus des basses mersvoisines, dans les syzygies ou les quadratures prises en nombreégal vers chaque équinoxe et vers chaque solstice. Par ce moyen,les flux indépendants de la rotation de la terre, et ceux dont lapériode est d’environ un jour, disparaissent, ainsi que les fluxproduits par la variation de la distance du soleil à la terre. Enconsidérant trois syzygies, ou trois quadratures consécutives, eten doublant l’intermédiaire, on fait disparaître les flux que pro-duit la variation de la distance de la lune, parce que si cet astreest périgée dans l’une des phases, il est à peu près apogée dansl’autre phase semblable, et la compensation est d’autant plus exacteque l’on emploie un plus grand nombre d’observations. Par ce pro-cédé, l’influence des vents sur le résultat des observations devientpresque nulle, car si le vent élève la hauteur d’une pleine mer, ilélève à peu près autant la basse mer voisine, et son effet disparaîtdans la différence des deux hauteurs. C’est ainsi qu’en combinantles observations de manière que leur ensemble ne présente qu’unseul élément, on parvient h déterminer successivement tous leséléments des phénomènes. L’analyse des probabilités fournit pourobtenir ces éléments une méthode plus sûre encore, et que l’onpeut désigner par le nom de méthode la plus avantageuse. Elle con-siste à former entre les éléments autant d’équations de conditionqu’il y a d’observations. On réduit par les règles de cette méthodele nombre de ces équations à celui des éléments que l’on déter-