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Tome sixième.
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LIVRE QUATRIÈME.

d’étroites limites, méthode sans laquelle on est exposé à présenter,comme lois de la nature, les effets des causes irrégulières, ce quiest arrivé souvent en météorologie. J’ai donné cette méthode dansma Théorie analytique des probabilités. En l’appliquant aux ob-servations, j’ai déterminé la loi des anomalies de la variationdiurne du baromètre et j’ai reconnu que l’on ne peut pas, sansquelque invraisemblance, attribuer les résultats précédents à cesanomalies seules ; il est probable que le flux lunaire atmosphériquediminue la variation diurne dans les syzygies, qu’il l’augmentedans les quadratures, mais dans des limites telles que ce flux nefait pas varier la hauteur du baromètre d’un dix-huitième de mil-limètre en plus ou en moins, ce qui montre combien peu l’actionde la lune sur l’atmosphère est sensible à Paris . Quoique ces résul-tats aient été conclus de hqbi observations, la méthode dont jeviens de parler fait voir que, pour leur donner une probabilitésuffisante, et pour obtenir avec exactitude un aussi petit élémentque le flux lunaire atmosphérique, il faut employer au moins4 o,ooo observations. L’un des principaux avantages de cette mé-thode est de faire connaître jusqu’à quel point on doit multiplierles observations, pour qu’il ne reste aucun doute raisonnable surleurs résultats.

Il résulte de la loi des anomalies de la variation diurne du baro-mètre, à laquelle je suis parvenu, qu’il y a une probabilité égaleà Ÿ ou de un contre un, que la variation diurne de neuf heures àtrois heures du soir sera constamment positive par le résultat moyende chaque mois de 3 o jours pendant y 5 mois consécutifs. J’ai priéM. Bouvard d’examiner si cela est arrivé pour chacun des 72 moisdes six années écoulées depuis le i cr janvier 1817 jusqu’au i cr jan-vier 1823, et d’où il a conclu la variation diurne moyenne égaleà o m,ll ,8oi. Il a trouvé le résultat le plus probable, savoir que lavariation moyenne de chaque mois a toujours été positive.

Quelle est sur le flux lunaire l’influence respective des trois

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