LIVRE QUATRIÈME.
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CHAPITRE XV.
DES MOUVEMENTS PROPRES DES ETOILES.
Après avoir considéré les mouvements des corps du systèmesolaire, il nous reste à examiner ceux des étoiles qui toutes, envertu de la pesanteur universelle, doivent graviter les unes versles autres et décrire des orbes immenses. Déjà les observations ontfait reconnaître ces grands mouvements, qui probablement sonten partie des apparences dues au mouvement de translation dusystème solaire, mouvement que, d’après les lois de l’optique, noustransportons en sens contraire aux étoiles. Lorsque l’on en consi-dère un grand nombre, leurs mouvements réels ayant lieu danstous les sens, ils doivent disparaître dans l’expression du mouve-ment du soleil, conclu de l’ensemble de leurs mouvements propresobservés. C’est ainsi que l’on a reconnu que le système du soleilet de tout ce qui l’environne est emporté vers la constellationd’Hercule , avec une vitesse au moins égale à celle delà terre dansson orbite. Mais des observations très-précises et très-multipliées,faites à un ou deux siècles d’intervalle, détermineront exactementce point important et délicat du système du monde.
Outre ces grands mouvements du soleil et des étoiles on enobserve de particuliers dans plusieurs étoiles doubles : on nommeainsi deux étoiles extrêmement rapprochées qui paraissent n enformer qu’une dans les lunettes dont le grossissement est peu con-sidérable. Leur proximité apparente peut tenir à ce qu elles sontà fort peu près sur le même rayon visuel. Mais une dispositionsemblable est déjà un indice de leur proximité réelle, et si, deplus, elles ont des mouvements propres considérables, et fort peu