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Tome sixième.
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EXPOSITION DU SYSTÈME DU MONDE.

Les nombreux calculs qu’exigèrent toutes ces recherches lui firentinventer ou du moins perfectionner la trigonométrie sphérique.Malheureusement les ouvrages qu’il composa sur tous ces objetsont disparu : nous ne connaissons bien ses travaux que par l’Alma-geste de Ptolémée, qui nous a transmis les principaux élémentsdes théories de ce grand astronome et quelques-unes de ses obser-vations. Leur comparaison avec les observations modernes en afait reconnaître l’exactitude, et l’utilité dont elles sont encore à l’as-tronomie fait regretter les autres, et particulièrement celles qu’ilfit sur les planètes, dont il ne reste que très-peu d’observationsanciennes. Le seul ouvrage d’Hipparque qui nous soit parvenuest un commentaire critique de la sphère d’Eudoxe , décrite dansle poëme d’Aratus : il est antérieur à la découverte de la préces-sion des équinoxes. Les positions des étoiles sur cette sphère sontsi fautives, elles donnent pour l’époque de son origine des résul-tats si différents, que l’on ne peut voir sans étonnement Newtonfonder sur ces positions grossières un système de chronologie,qui d’ailleurs s’écarte considérablement des dates assignées avecbeaucoup de vraisemblance à plusieurs événements anciens.

L’intervalle de près de trois siècles qui sépare Hipparque dePtolémée nous offre Géminus , dont le traité d’astronomie est par-venu jusqu’à nous, et quelques observateurs tels qu’Agrippa,Ménélaüs et Théon de Smyrne . Nous remarquons encore danscet intervalle la réforme du calendrier romain, pour laquelle JulesCésar fit venir d’Alexandrie l’astronome Sosygène. La connaissanceprécise du flux et du reflux de la mer paraît appartenir à cetteépoque; Possidonius reconnut les lois de ce phénomène, qui parses rapports évidents avec les mouvements du soleil et de la luneappartient à l’astronomie et dont Pline le naturaliste a donné unedescription remarquable par son exactitude.

Ptolémée, né à Ptolémaïde en Egypte, fleurit à Alexandrie versl’an i3o de notre ère. Hipparque avait donné, par ses nombreux