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Tome sixième.
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LIVRE CINQUIÈME.

mon; il la trouva de 365^42 82, la même, à très-peu près, quecelle de Copernic . Pendant qu’Holagu-Ilecoukan faisait fleurirl’astronomie en Perse , son frère Cobilai, fondateur, en 1271, dela dynastie des Yuen, lui accordait la même protection à la Chine ;il nomma chef du tribunal des mathématiques Co-clieou-king, lepremier des astronomes chinois. Ce grand observateur fit cons-truire des instruments beaucoup plus exacts que ceux dont onavait fait usage jusqu’alors : le plus précieux de tous était ungnomon de quarante pieds chinois, terminé par une plaque decuivre verticale, et percée par un trou du diamètre d’une aiguille.C’est du centre de cette ouverture que Co-clieou-king comptait lahauteur du gnomon; il mesurait l’ombre jusqu’au centre de l’imagedu soleil. «Jusqu’ici, dit-il, on n’observait que le bord supérieur« du soleil, et l’on avait de la peine à distinguer le terme de« l’ombre : d’ailleurs, le gnomon de huit pieds, dont on s’est cons-« tainment servi, est trop court. Ces motifs m’ont porté à faire« usage d’un gnomon de quarante pieds et à prendre le centre de«l’image. » Gaubil, dont nous tenons ces détails, nous a commu-niqué plusieurs de ces observations faites depuis 1277 jusqu’en1280; elles sont précieuses par leur exactitude, et prouvent, d’unemanière incontestable, les diminutions de l’obliquité de 1 éclip-tique et de l’excentricité de l’orbe terrestre, depuis cette époquejusqu’à nos jours. Co-cheou-king détermina, avec une précisionremarquable, la position du solstice d’hiver par rapport aux étoilesen 1280; il le faisait coïncider avec l’apogée du soleil, ce qui avaiteu lieu trente ans auparavant : la grandeur qu’il supposait à l’annéeest exactement celle de notre année grégorienne. Les méthodeschinoises pour le calcul des éclipses sont inférieures à celles desArabes et des Perses. Les Chinois n’ont point profité des connais-sances acquises par ces peuples, malgré leurs communicationsfréquentes avec eux; ils ont étendu à l’astronomie elle-mêmel’attachement constant qu’ils portent à leurs anciens usages.