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Tome I.
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Lettres

le soleil, laisser derrière lui, suspendus les deuxbouts de fa chaîne , pour la renouer à son re-tour : mais heureux Lethé , vous ne coulez quepour les ingrats. M. Clcrmont , vous avez beaugraisser le matin & puis le soir vos roues, c’est ;toujours moi que vous portez & tous mes fou- |venirs. j

Je commence donc par une anecdote. Les íenseignes multipliées des auberges qui meublent ,Jla routem’en fournissent le canevas. Je me fuis jcru encore au tems des Croisades où chaque |Pèlerin avoit son Patron, & où il trouvoit un Igîte à l’enseigne du Patron. II y avoit tel S. jJacques qui pendoit fur toutes les routes. Dans fle seizième siécle , vous pensez bien que les Hu- jguenots ne logeoient ni chez des Saints , ni ]

tnême à renseigne. C’étoit un épouvantail qui .préservoit les Cabaretiers , bons Catholiques ,de la profanation, & qui servoit de ruse de |guerre aux Boutt-ftux , pour découvrir les ta-nières des Réformés, & ceux qui les hojpicioieni,

& pour avertir le Cardinal de Lorraine, des en-droits vers lesquels la Secte assluoit. Ce pací- Jsique Cardinal, avoit si bien fait, que par ses *espions il favoit tout. Les ponts-levis se levoient, ?

& défenses étoient faites de les abaisser devantun nombre au-delà de six voyageurs. Cetoitarriver pacifiquement à l’Inquisition, déjà ren-.