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ni si riches , ni si heureux, ni ausii civilisés quevous Têtes. Le Commerce eut des ailes ; la circu-lation tripla. Le Crédit, aimable enfant du Com-merce , vint donner à toutes les Nations, unefortune idéale & encourageante, toutes parurentplus riches qu’elles n’étoient. Les Langues mo-dernes se perfectionnèrent avec une rapidité in-croyable par les voyages ; & s’il n’y a pas unelangue unique, une langue universelle & concise,ce nest pas la faute des Commerçans & desVoyageurs.
Les conquêtes contribuent encore beaucoupà répandre les Langues. Celle du Vainqueur estbientôt entendue par-tout; celle de Charlemagneétoit devenue presque universelle. Les Espagnols,durant le règne de Ferdinand le Catholique & dePhilippe II, virent la leur portée dans toutes lesCours. Catherine de Médicis, nous fit connoîtrela Langue italienne , & Louis XIV fit aimer lanôtre à ses voisins. Ainsi le commerce , les con-quêtes , font les deux ressorts qui suffisent pouraccréditer une langue; onpourroit ajouter, lesbons Ecrivains la font respecter. On pourroit direque les émigrations forcées des François fous lerègne de Louis XIV, ne contribuèrent pas peuà répandre notre Langue.
Je reviens aux Juifs, c’est encore à eux que nousdevons nos capitalistes 3 nos agioteurs en effets